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Actualités - Chronologies

Madrasa pakistanaises - et talibans afghans

Accueillant, la barbe bien blanchie par les années et sourire moqueur aux lèvres, Rahat Gul est le leader du Markaz Uloom Islamia, à Peshawar. À la question de savoir si de nombreux Afghans sont passés par sa madrasa, il répond : «Bien sûr, mais cela est tout à fait normal. Nous recevons depuis des siècles des étudiants afghans dans nos madrasa pakistanaises». Mais ces Afghans, ont-il rejoint les forces du mollah Omar en Afghanistan ? «Vous savez, nous ne suivons pas le parcours de nos étudiants une fois qu’ils sont sortis de la madrasa», dit-il. Pourtant, assis à ses côtés se trouvent trois Afghans. «Ce sont nos invités, nous les accueillons ici, cela est tout à fait normal», explique-t-il. Turban sur la tête et longue barbe, ces trois Afghans ne voudront répondre à aucune question. Pas un mot sur la situation en Afghanistan. Certains des étudiants pakistanais de la madrasa ont-ils rejoint les rangs des talibans ? Là encore, le Maulana explique le plus angéliquement du monde qu’il n’en a aucune idée avant de préciser tout de même que «lorsqu’un jihad est lancé, un bon musulman a le devoir de s’y rendre, comme lors du jihad contre les Soviétiques. Si les États-Unis attaquent l’Afghanistan, les musulmans ont le devoir de prendre la défense de cette terre». Pour lui, Israël est indubitablement l’instigateur des attentats du 11 septembre. «La preuve ? 4 000 juifs ne sont pas allés travailler ce jour-là. Voilà pourquoi les bombardements contre les taliban ne sont absolument pas justifiés», ajoute-t-il. Concernant Pervez Musharraf, le Maulana répond qu’il ne peut pas parler, car «il est le président». Il regrette toutefois la politique du général à l’encontre des leaders religieux. «Il aurait du mieux communiquer avec eux». Il ajoute tout de même qu’il est impossible de donner sa terre à des étrangers pour qu’ils l’utilisent contre l’Afghanistan.
Accueillant, la barbe bien blanchie par les années et sourire moqueur aux lèvres, Rahat Gul est le leader du Markaz Uloom Islamia, à Peshawar. À la question de savoir si de nombreux Afghans sont passés par sa madrasa, il répond : «Bien sûr, mais cela est tout à fait normal. Nous recevons depuis des siècles des étudiants afghans dans nos madrasa pakistanaises». Mais ces Afghans, ont-il rejoint les forces du mollah Omar en Afghanistan ? «Vous savez, nous ne suivons pas le parcours de nos étudiants une fois qu’ils sont sortis de la madrasa», dit-il. Pourtant, assis à ses côtés se trouvent trois Afghans. «Ce sont nos invités, nous les accueillons ici, cela est tout à fait normal», explique-t-il. Turban sur la tête et longue barbe, ces trois Afghans ne voudront répondre à aucune question. Pas un mot sur la situation...