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Actualités - Communications Et Declarations

Murr : Nous allons réagir de « façon civilisée »

M. Élias Murr, ministre de l’Intérieur, a assuré hier que les forces de l’Ordre allaient réagir de «façon civilisée» face à la grève estudiantine prévue aujourd’hui «pour ne pas traiter une erreur par une autre». M. Murr a souhaité que ces évènements ne soient pas «exploités» sur le plan politique. Le ministre de l’Intérieur a tenu ces propos dans une déclaration faite à la LBC hier soir. Il a notamment rappelé la manière avec laquelle il a traité avec le mouvement estudiantin depuis qu’il est entré en fonctions au ministère de l’Intérieur. «Aucun incident n’a été déploré au cours d’une dizaine de manifestations et de sit-in qui se sont déroulés de façon pacifique», a-t-il poursuivi. M. Murr a indiqué qu’«une erreur s’est produite dans la nuit de mardi à mercredi dernier». «Les agents de l’ordre n’étaient pas supposés violer le campus de l’ESIB», a-t-il ajouté en précisant que «les responsables de la gendarmerie avaient contacté le procureur général de la région (du Mont-Liban) qui leur a ordonné de ramener les drapeaux libanais entourés d’un ruban noir». «Les agents de l’ordre n’étaient pas supposés pénétrer l’enceinte de l’université sans obtenir l’autorisation du doyen comme cela a été le cas lors de l’explosion, dans une salle de cours, d’une grenade qui a causé le décès d’un étudiant», a précisé M. Murr. «Le fait est que les FSI ont fait irruption dans le campus et c’était une erreur», a-t-il ajouté en affirmant que «la situation délicate que traverse le pays ne permet pas qu’un tel événement soit exploité à des fins politiques d’autant plus que tous s’accordent à dire que ce qui s’est passé n’aurait jamais dû se produire». Le ministre de l’Intérieur a assuré qu’«il allait demander des comptes à la personne responsable parce que l’État n’est pas obligé d’assumer la responsabilité d’un acte commis par erreur». Interrogé sur l’attitude qu’aura l’État et par conséquence les FSI, face aux manifestations prévues aujourd’hui, M. Murr a assuré que «la liberté d’expression à l’intérieur des campus sera respectée». «Les manifestations de demain (aujourd’hui) ne différent en rien de celles qui ont été organisées depuis que j’occupe le poste de ministre de l’Intérieur», a précisé M. Murr en rappelant qu’il était lui-même étudiant et qu’il comprenait et respectait le mouvement estudiantin. Interrogé sur la nature de l’incident qui s’est produit la semaine dernière lorsque l’organisation d’un dîner à Jbeil en l’honneur de l’ancien président de la République, Amine Gemayel, et de M. Farès Souaid, député de Jbeil, a été interdite, M. Murr a indiqué qu’il était à Paris à cette période et qu’il n’a pas été informé des détails de cette affaire. «Le président Gemayel a le droit de dîner où bon lui semble et de circuler en toute liberté sur tout le territoire libanais», a indiqué le ministre de l’Intérieur en ajoutant que son ministère est responsable de la sécurité du président Gemayel comme il est responsable de la sécurité de tous les citoyens. «D’après les informations dont je dispose, je peux affirmer que ce qui s’est produit était aussi une erreur», a-t-il poursuivi.
M. Élias Murr, ministre de l’Intérieur, a assuré hier que les forces de l’Ordre allaient réagir de «façon civilisée» face à la grève estudiantine prévue aujourd’hui «pour ne pas traiter une erreur par une autre». M. Murr a souhaité que ces évènements ne soient pas «exploités» sur le plan politique. Le ministre de l’Intérieur a tenu ces propos dans une déclaration faite à la LBC hier soir. Il a notamment rappelé la manière avec laquelle il a traité avec le mouvement estudiantin depuis qu’il est entré en fonctions au ministère de l’Intérieur. «Aucun incident n’a été déploré au cours d’une dizaine de manifestations et de sit-in qui se sont déroulés de façon pacifique», a-t-il poursuivi. M. Murr a indiqué qu’«une erreur s’est produite dans la nuit de mardi à mercredi dernier»....