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Actualités - Communications Et Declarations

Vie politique - Karamé accuse le gouvernement - de duper l’opinion

Lors d’un iftar organisé samedi soir à Tripoli, le député Omar Karamé a critiqué le gouvernement actuel, l’accusant de duper l’opinion publique en lui «promettant monts et merveilles, la tenue de la conférence de Paris II et le salut économique grâce à l’accord d’association avec l’Union européenne. Nous avons beaucoup espéré de l’élection du président de la République Émile Lahoud qui, à l’occasion de son discours d’investiture, avait annoncé qu’il imposerait l’État de droit et qu’il viendrait à bout de la corruption et du gaspillage (…)». «Trois ans se sont écoulés depuis, a poursuivi l’ancien Premier ministre, et nous entendons aujourd’hui le chef de l’État déclarer : “Je ne plaisantais pas quand j’ai affirmé, dans mon discours d’investiture, que j’imposerai l’État de droit. Mais sans entraide on n’arrive à rien”». Que veut dire ce constat d’impuissance ? Selon M. Karamé, «cela signifie que les conflits persistent entre les présidents. Dans ces conditions, il est donc inutile d’espérer l’édification de l’État de droit», a-t-il précisé avant d’ajouter : «Le président de la République affirme être très bien informé sur la corruption et le gaspillage qui rongent l’Administration. Mais il y a des forces qui empêchent toute réforme. Si le premier personnage de l’État tient ces propos, que pouvons-nous ajouter ?». Invité à ce même iftar, le mufti de la République, cheikh Mohammed Rachid Kabbani, avait également pris la parole pour se déchaîner notamment contre l’orientation de la politique américaine depuis les attentats du 11 septembre. Il a ainsi accusé les États-Unis de «vouloir étendre leur hégémonie sur le monde entier sous prétexte de lutter contre le terrorisme». Affirmant qu’après l’Afghanistan viendra le tour de la Palestine, le dignitaire sunnite a déclaré : «Voulez-vous que nous vivions à genoux ? Nous avons libéré notre pays de l’occupation étrangère. Céderions-nous aujourd’hui à l’impérialisme américain ?». Cheikh Kabbani a ajouté : «Les États-Unis commettent aujourd’hui le plus grand crime contre le pauvre peuple afghan qui s’entretue tous les jours. Comment pourraient-ils alors en finir avec le terrorisme dans le monde ?» Et le mufti de conclure en affirmant que les responsables américains ont donné la meilleure définition du terrorisme en disant : «On est avec nous ou pour le terrorisme. N’est-ce point cela le terrorisme ?».
Lors d’un iftar organisé samedi soir à Tripoli, le député Omar Karamé a critiqué le gouvernement actuel, l’accusant de duper l’opinion publique en lui «promettant monts et merveilles, la tenue de la conférence de Paris II et le salut économique grâce à l’accord d’association avec l’Union européenne. Nous avons beaucoup espéré de l’élection du président de la République Émile Lahoud qui, à l’occasion de son discours d’investiture, avait annoncé qu’il imposerait l’État de droit et qu’il viendrait à bout de la corruption et du gaspillage (…)». «Trois ans se sont écoulés depuis, a poursuivi l’ancien Premier ministre, et nous entendons aujourd’hui le chef de l’État déclarer : “Je ne plaisantais pas quand j’ai affirmé, dans mon discours d’investiture, que j’imposerai...