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Actualités - Reportages

Nadine, agressée, témoigne

C’était un jour de juin, en pleine journée du côté de la place Sassine. Nadine, étudiante, se dirigeait tranquillement vers son université quand soudain, un individu sur un scooter la frôle et lui arrache son sac à main. «Sur le coup, je n’ai rien compris, j’ai vu l’homme se faufiler entre les voitures…», explique Nadine. «C’est quelques instants plus tard que j’ai voulu le poursuivre, mais c’était trop tard. En fait, je pensais que cela ne m’arriverait jamais, que cela arrivait toujours aux autres et pas à moi. On est donc surpris au départ», ajoute-t-elle. Et personne n’a réagi, n’a essayé de l’arrêter ? «Non. En réalité, les gens étaient aussi surpris que moi, ils n’ont pas eu le temps de faire quoi que ce soit. Vous savez, ces agresseurs prévoient à l’avance leur coup. Ils font très vite, on n’a pas le temps de les arrêter». Il n’y avait pas un indice quelconque sur la moto par exemple que vous avez pu éventuellement repérer ? «Pas du tout. La moto était rouge et dégageait beaucoup de fumée. D’après un automobiliste, elle n’avait pas de numéro. Et, une chose étonnante, le motard avait un casque. J’ai perdu mes papiers et un peu d’argent, mais j’avais mon portable à la main, heureusement». Vous n’étiez pas assez vigilante n’est-ce pas ? «Je ne pensais pas que cela pouvait arriver ici, à Beyrouth, en pleine journée, on n’est pas à Paris ou dans une grande ville européenne ici. En tout cas, dorénavant je me méfierais», a-t-elle conclu.
C’était un jour de juin, en pleine journée du côté de la place Sassine. Nadine, étudiante, se dirigeait tranquillement vers son université quand soudain, un individu sur un scooter la frôle et lui arrache son sac à main. «Sur le coup, je n’ai rien compris, j’ai vu l’homme se faufiler entre les voitures…», explique Nadine. «C’est quelques instants plus tard que j’ai voulu le poursuivre, mais c’était trop tard. En fait, je pensais que cela ne m’arriverait jamais, que cela arrivait toujours aux autres et pas à moi. On est donc surpris au départ», ajoute-t-elle. Et personne n’a réagi, n’a essayé de l’arrêter ? «Non. En réalité, les gens étaient aussi surpris que moi, ils n’ont pas eu le temps de faire quoi que ce soit. Vous savez, ces agresseurs prévoient à l’avance leur coup. Ils font...