Arafat appelle Israël à reprendre - les négociations sur le statut final
le 12 novembre 2001 à 00h00
Le président palestinien Yasser Arafat a réclamé hier à l’Onu l’envoi d’observateurs internationaux dans les territoires palestiniens pour «stopper la guerre d’agression» d’Israël. Du haut de la tribune des Nations unies, M. Arafat a également appelé la communauté internationale à tout faire pour permettre aux Palestiniens de vivre «dans un État indépendant sur leur propre territoire avec Jérusalem pour capitale», après le retrait de toutes les forces israéliennes et des colons. Il a également salué le discours samedi du président américain George W. Bush à l’Onu comme «un pas significatif» pour parvenir à une paix au Proche-Orient. Le dirigeant palestinien a vu dans ce discours un soutien à la création d’un État palestinien et à une reprise du processus de paix sur la base des résolutions des Nations unies. M. Arafat a assisté au discours du président américain, mais en dépit de cette proximité, M. Bush a ignoré le dirigeant palestinien. Israël s’est également félicité des propos de M. Bush, estimant qu’il avait fait de l’arrêt des violences un préalable à la reprise du dialogue avec les Palestiniens. Dénonçant le «terrorisme d’État» exercé par Israël contre le peuple palestinien, M. Arafat a appelé la communauté internationale «à faire tous les efforts possibles pour stopper cette guerre d’agression». Il a ainsi demandé à nouveau «l’envoi d’observateurs internationaux pour protéger notre peuple de l’occupation, de la terreur et du nettoyage ethnique pratiqué par Israël» et pour surveiller la mise en œuvre du cessez-le-feu. Cette demande, à laquelle Israël est totalement opposé, a peu de chances d’être entendue, les États-Unis y ayant déjà opposé leur veto fin mars au Conseil de sécurité. En dépit d’accords de sécurité, la violence s’est poursuivie et dimanche un Palestinien et un Israélien ont été tués dans des incidents séparés, portant à 967 le nombre de personnes tuées depuis le début de l’intifada en septembre 2000, dont 757 Palestiniens et 189 Israéliens. Le Premier ministre israélien Ariel Sharon conditionne la reprise de toute négociation avec les Palestiniens à l’arrêt total des violences. Mais à l’Onu, M. Arafat a solennellement appelé le gouvernement israélien à «reprendre immédiatement les négociations sur un statut final» des territoires, interrompues depuis un an. «Après tout ce qui s’est passé, redonner vigueur au processus de paix ne sera pas possible avec des solutions intérimaires», a-t-il dit, ajoutant qu’il était «évidemment impossible de conclure un nouvel accord intérimaire». Il a estimé que les États-Unis, la Russie, les Européens, les pays arabes et musulmans devaient présenter «un cadre global pour une solution permanente» afin de permettre aux Israéliens et aux Palestiniens d’en «négocier sans délai» les détails.
Le président palestinien Yasser Arafat a réclamé hier à l’Onu l’envoi d’observateurs internationaux dans les territoires palestiniens pour «stopper la guerre d’agression» d’Israël. Du haut de la tribune des Nations unies, M. Arafat a également appelé la communauté internationale à tout faire pour permettre aux Palestiniens de vivre «dans un État indépendant sur leur propre territoire avec Jérusalem pour capitale», après le retrait de toutes les forces israéliennes et des colons. Il a également salué le discours samedi du président américain George W. Bush à l’Onu comme «un pas significatif» pour parvenir à une paix au Proche-Orient. Le dirigeant palestinien a vu dans ce discours un soutien à la création d’un État palestinien et à une reprise du processus de paix sur la base des résolutions des...
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