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Actualités - Chronologies

L’Afghanistan, un des pires casse-tête de l’histoire du HCR

La crise humanitaire qui se développe en Afghanistan est l’un des pires casse-tête que le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) ait jamais rencontré dans son histoire, a estimé lundi cette agence onusienne. «Les gens fuient, pas simplement par manque de nourriture, mais parce qu’ils sont terrifiés par un éventuel enrôlement par les taliban, à cause de persécutions et à cause des bombardements aériens», a déclaré Yusuf Hassan, porte-parole du HCR à Quetta (ouest du Pakistan). «Pour l’instant, nous ne sommes pas en mesure de les protéger en Afghanistan et nous ne pouvons les protéger au Pakistan parce que les frontières sont fermées», a-t-il ajouté. «C’est incroyablement frustrant. C’est l’une des situations les plus complexes et délicates auxquelles nous avons été confrontés ces dernières années. Les frontières sont ouvertes d’habitude», a-t-il déclaré. Le Pakistan, comme l’Iran qui accueillent déjà plusieurs millions d’Afghans réfugiés de conflits précédents, refusent d’ouvrir leurs frontières. Le Pakistan a annoncé qu’il n’accepterait que les «plus vulnérables» et les appels du chef du HCR, Ruud Lubbers, n’ont pas été entendus. Les problèmes de sécurité en Afghanistan ont contribué à empêcher un déploiement complet des efforts humanitaires. Les agences y ont été pillées dans certains cas, et les personnels expatriés sommés de quitter le pays une semaine après les attentats aux États-Unis. Pour le HCR, ce sont six millions d’Afghans qui sont à court d’assistance, non seulement du fait des bombardements américains, mais aussi à cause de la pire sécheresse de mémoire d’homme et des répercussions des différentes guerres qu’a connues le pays depuis la fin des années 1970. Plus de 100 000 Afghans sont entrés au Pakistan depuis les attentats du 11 septembre, mais leur passage s’est fait de manière illégale et ils se sont fondus dans les zones urbaines et n’y reçoivent aucune aide. «Nous avons des moyens et des fournitures, mais nous ne pouvons nous en servir», a dit M. Hassan. Le HCR a établi 15 camps à la frontière de Chaman (sud-ouest du Pakistan) pouvant héberger quelque 15 000 personnes, mais ils sont quasiment vides.
La crise humanitaire qui se développe en Afghanistan est l’un des pires casse-tête que le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) ait jamais rencontré dans son histoire, a estimé lundi cette agence onusienne. «Les gens fuient, pas simplement par manque de nourriture, mais parce qu’ils sont terrifiés par un éventuel enrôlement par les taliban, à cause de persécutions et à cause des bombardements aériens», a déclaré Yusuf Hassan, porte-parole du HCR à Quetta (ouest du Pakistan). «Pour l’instant, nous ne sommes pas en mesure de les protéger en Afghanistan et nous ne pouvons les protéger au Pakistan parce que les frontières sont fermées», a-t-il ajouté. «C’est incroyablement frustrant. C’est l’une des situations les plus complexes et délicates auxquelles nous avons été confrontés ces...