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Actualités - Chronologies

Peres veut négocier l’indépendance - des Palestiniens après le retour au calme

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Shimon Peres, a exhorté jeudi Yasser Arafat à circonscrire la violence, préalable absolu à la reprise des négociations et à la proclamation d’un État palestinien indépendant «souhaité», selon lui, par Israël. «Nous souhaitons un État palestinien indépendant et qui fonctionne bien», a déclaré Shimon Peres. «Nous devons poursuivre nos efforts pour donner aux Palestiniens leur propre économie, leur indépendance, de manière à pouvoir vivre en bons voisins», a-t-il ajouté. «Nous ne sommes pas nés pour gouverner le peuple palestinien, pour occuper leur terre». Le chef de la diplomatie israélienne s’exprimait devant les délégués du Parti social-démocrate suédois réunis pour leur congrès annuel à Vaesteraas, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Stockholm. Il devait rencontrer dans l’après-midi le président du Conseil législatif palestinien Ahmad Qoreï sous les bons offices du Premier ministre suédois Goeran Persson. Mardi à Paris, M. Peres avait indiqué travailler à un plan sur la base du rapport Mitchell qui permettrait aux Palestiniens et aux Israéliens de reprendre le dialogue, sans autre précision. Assurant qu’Israël n’imposerait pas «une solution unilatérale», M. Peres a une nouvelle fois averti le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat que les négociations ne reprendraient pas tant que ce dernier ne serait pas en mesure de garantir la sécurité à l’intérieur et à l’extérieur des territoires autonomes. «Aidez-nous à obtenir un cessez-le-feu, qui est le premier point du rapport Mitchell. Si nous l’obtenons, nous pouvons commencer les négociations», a martelé M. Peres. Sinon, «les territoires palestiniens tomberont sous le contrôle des extrémistes», a-t-il prévenu alors que la flambée de violence continuait jeudi dans la bande de Gaza. M. Peres a indiqué que le retrait de l’armée israélienne des villes autonomes de Cisjordanie réoccupées au lendemain de l’assassinat du ministre du Tourisme Rehavam Zeevi, le 17 octobre, pourrait prendre «peut-être quelques jours, en fonction des conditions de sécurité». Les chars israéliens ont abandonné la ville de Ramallah mardi mais trois secteurs sont encore occupés : Naplouse, Tulkarem et Jénine. Ahmad Qoreï, principal négociateur palestinien des accords d’Oslo (1993), a quant à lui estimé qu’«il est temps de reconnaître un État palestinien conformément aux résolutions des Nations unies et de retourner immédiatement aux négociations avec les Israéliens». Ce proche de Yasser Arafat a jugé «réelles» les chances de parvenir à un accord avec Israël. La presse a été tenue à l’écart du lieu où MM. Peres, Qoreï et Persson ont tenu leur tête-à-tête, à l’issue duquel le Premier ministre suédois a déclaré cependant n’être «pas particulièrement optimiste» sur les chances de relance du processus de paix dans un futur proche. «Nous avons parlé du conflit et des moyens de relancer des discussions organisées et peut-être des négociations», a expliqué M. Persson. «Mais je ne suis pas particulièrement optimiste», a-t-il ajouté.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Shimon Peres, a exhorté jeudi Yasser Arafat à circonscrire la violence, préalable absolu à la reprise des négociations et à la proclamation d’un État palestinien indépendant «souhaité», selon lui, par Israël. «Nous souhaitons un État palestinien indépendant et qui fonctionne bien», a déclaré Shimon Peres. «Nous devons poursuivre nos efforts pour donner aux Palestiniens leur propre économie, leur indépendance, de manière à pouvoir vivre en bons voisins», a-t-il ajouté. «Nous ne sommes pas nés pour gouverner le peuple palestinien, pour occuper leur terre». Le chef de la diplomatie israélienne s’exprimait devant les délégués du Parti social-démocrate suédois réunis pour leur congrès annuel à Vaesteraas, à une centaine de kilomètres à l’ouest de...