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Actualités - Chronologies

« Le meilleur d’entre nous », souligne Ghassan Tuéni

«Une défense farouche de la démocratie» unissait Ghassan Tuéni à Georges Naccache. Avec Kamel Mroué (fondateur d’Al Hayat assassiné en 1964), ils formaient un cercle fermé pour des voyages de presse. Mais aussi ils se retrouvaient fréquemment à déjeuner pour «rêver d’alliances aussi logiques qu’impossibles, échanger informations et potins, mais plus souvent pour penser ensemble, sans maquillage aucun, à ce que nous allions écrire ensuite, différemment». Ghassan Tuéni ajoute que «la liberté de la presse se nourrit non seulement d’amitié confraternelle, mais aussi d’une solidarité de l’esprit et de la foi qui traverse les siècles, tel ce contrat social dont parle Edmund Burk et qui doit, pour qu’une nation se forme, lier les générations passées, celles du présent et celles à venir». Et M. Tuéni de souligner qu’«en cette année critique de la francophonie, en un Liban qui sera toujours pluriel ou ne sera plus, le Dialogue des Cultures que le sommet entreprendra risque de demeurer un pur exercice académique si l’on ignorait le rôle joué par la presse libanaise, tant francophone qu’en langue arabe. Exilée en France, pendant plus d’un siècle et demi, cette presse avait déjà été le vivant creuset de nos aspirations et le véhicule d’une Renaissance, la Nahda, qui bousculait les barrières des langues pour porter l’apostolat des lumières vers les horizons des vérités les plus interdites. Tel est le témoignage qu’espère apporter cette anthologie de Georges Naccache, le meilleur d’entre nous», conclut M. Tuéni.
«Une défense farouche de la démocratie» unissait Ghassan Tuéni à Georges Naccache. Avec Kamel Mroué (fondateur d’Al Hayat assassiné en 1964), ils formaient un cercle fermé pour des voyages de presse. Mais aussi ils se retrouvaient fréquemment à déjeuner pour «rêver d’alliances aussi logiques qu’impossibles, échanger informations et potins, mais plus souvent pour penser ensemble, sans maquillage aucun, à ce que nous allions écrire ensuite, différemment». Ghassan Tuéni ajoute que «la liberté de la presse se nourrit non seulement d’amitié confraternelle, mais aussi d’une solidarité de l’esprit et de la foi qui traverse les siècles, tel ce contrat social dont parle Edmund Burk et qui doit, pour qu’une nation se forme, lier les générations passées, celles du présent et celles à venir». Et M....