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Actualités - Chronologies

Revue hebdomadaire des marchés - Dollar résistant malgré les mauvaises statistiques américaines

Le dollar a bien résisté cette semaine aux influences baissières en provenance de l’économie américaine, dont notamment la forte détérioration de l’emploi aux États-Unis le mois dernier et la chute des commandes à l’industrie en septembre qui semblent avoir été prises en compte par les marchés des changes internationaux. Les chiffres sur l’emploi américains ont beau avoir été très mauvais, ils avaient déjà été intégrés par les opérateurs et ont du coup eu un effet limité sur le dollar, alors que l’euro semblait décrocher, avant de se redresser quelque peu. Pourtant, les analystes ont estimé qu’il est difficile d’expliquer les mouvements du dollar sur les marchés des changes car il n’y avait pas vraiment de réaction logique aux fondamentaux de l’économie américaine. L’euro s’est même replié hier après la publication des chiffres américains sur le chômage et les commandes industrielles, car, selon ces mêmes milieux, les gens ont vendu sur le fait après avoir acheté sur les anticipations. Le taux du chômage aux États-Unis a augmenté de 0,5 point à 5,4 % de la population active le mois dernier contre 4,9 % en septembre. Pendant le même temps l’économie a perdu 415 000 emplois nets contre 213 000, a annoncé hier le département du Travail, en faisant remarquer qu’il s’agissait de la plus forte réduction nette d’emplois dans l’économie depuis mai 1980 et du taux de chômage le plus élevé depuis décembre 1996. Cependant, le billet vert a ignoré toutes ces mauvaises nouvelles, remontant la pente à la veille du week-end à un rythme lui permettant de réduire sensiblement les pertes de la semaine qui a été marquée par d’autres statistiques aussi décourageantes. À cet égard, on a relevé la forte baisse de l’indice composite d’activité établi par le groupement national des directeurs d’achat des entreprises manufacturières américaines (NAPM) à 39,8 points le mois dernier contre 47,00 points en septembre, alors que les analystes tablaient sur une baisse à 44,5 points de cet indice le mois dernier. À cela se sont ajoutées aussi la chute des dépenses à la consommation des ménages aux États-Unis en septembre de 1,8 % contre une hausse de 0,3 % en août, soit leur plus forte baisse depuis janvier 1987, ainsi que la détérioration de l’indice de confiance des consommateurs américains établi par le Conference Board qui a plongé de 97,00 points en septembre à 85,50 points en octobre. Ces deux statistiques, qui témoignent du net affaiblissement de l’économie américaine dans la mesure où la consommation aux États-Unis représente les deux tiers du produit intérieur brut (PIB) américain, ont été plus ou moins ignorées par le marché au début de la semaine. Les opérateurs ont été réconfortés par la publication des premiers chiffres sur la croissance américaine au troisième trimestre meilleurs que prévu. Le PIB américain a reculé de 0,4 % seulement, au lieu d’une baisse de 1 % anticipée par le marché, contre une hausse de 0,3 % au deuxième trimestre, selon les chiffres préliminaires du département du Commerce. Bien qu’il s’agisse de la première contraction de l’activité économique depuis le premier trimestre 1993 et de la plus forte depuis les trois premiers mois de 1991, lors de la dernière récession américaine, les opérateurs l’ont accueillie avec soulagement car si elle confirme que l’environnement économique américain est faible, elle montre aussi qu’il n’est pas aussi mauvais qu’on le craignait. Certes, la dégradation des statistiques américaines est venue renforcer les perspectives non seulement d’une baisse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine (Fed) mardi prochain, mais d’une adoption rapide du plan de relance économique établi par la Maison-Blanche. À cet égard, les analystes financiers estiment que la Fed optera de nouveau pour une ouverture des vannes monétaires d’un demi-point en pourcentage de 2,50 % à 2,00 % et que le Sénat adoptera rapidement le plan de soutien de 75 milliards de dollars présenté par l’Administration Bush. Eu égard à toutes ces considérations et compte tenu aussi de la dégradation de la situation économique dans la zone euro et au Japon, après l’annonce d’une baisse de l’indice des directeurs d’achat européens de 45,9 points en septembre à 42,9 points en octobre et d’une forte diminution de 2,9 % de la production industrielle nippone accompagnée d’une hausse du chômage à 5,3 % de la population active en septembre, le dollar ne tardait pas à réduire ses dégâts de la semaine. Il s’est négocié, en effet, hier à New York sur un ton résistant par rapport à sa clôture de la semaine dernière, comme suit : – 0,9020 pour un euro contre 0,8930, vendredi dernier – 1,4610 pour un sterling contre 1,4365 – 2,1685 DM contre 2,1905 – 7,2725 FF contre 7,3455 – 1,6325 FS contre 1,6515 – 2 146,65 lires contre 2 168,30 – 121,75 yens contre 122,70. Une semaine de déprime sur les grandes Bourses internationales Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont terminé la semaine, hier, sur une note faible, après la publication de nombreuses statistiques sur l’économie aux États-Unis, dont surtout la hausse plus importante que prévu du chômage, la chute des commandes industrielles, la détérioration de la confiance des consommateurs et un PIB moins mauvais que prévu au troisième trimestre. De l’avis des professionnels, la dégradation des statistiques américaines renforce les perspectives d’un nouvel assouplissement du crédit par la Fed qui est de nature à soutenir la cote ces prochains jours. De plus, les indices boursiers américains étaient soutenus cette semaine par la fermeté des titres de la grande distribution et de la haute technologie ainsi que par un début du mouvement d’achats typique de fin d’année dû à une augmentation des liquidités sur le marché. Les investisseurs ont porté aussi leur attention sur Microsoft, qui a conclu un accord à l’amiable avec le gouvernement américain dans le procès antitrust qui les oppose depuis 1998. Cet accord, qui a été qualifié de «fort» et «historique» par le ministre de la Justice (attorney général), John Ashcroft, n’a pas tardé à soulager la cote américaine, en tirant à la hausse non seulement l’action Microsoft, mais tout le compartiment des logiciels et des semi-conducteurs. En outre, Wall Street a été soutenue par les titres de la grande distribution, de l’automobile, après l’annonce d’une amélioration des ventes de voitures par General Motors et Ford, et des assurances, après l’annonce de résultats trimestriels meilleurs qu’attendu par l’assureur Cigna. Cela étant, l’indice composite Nasdaq est parvenu à conserver une bonne partie du terrain qu’il avait gagné la semaine dernière en s’inscrivant hier à 1 746,57 points contre 1 768,96 points vendredi dernier (-1,27 %), pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles réduisait ses pertes à 2,59 % à 9 298,09 points hier contre 9 545,17 points à la fin de la semaine dernière. Pour ce qui est des Bourses européennes, la tendance était à la baisse surtout à Francfort, après les nouvelles faisant état d’une dégradation de l’emploi en Allemagne (3,71 millions de chômeurs en octobre) et Paris où l’indice des directeurs d’achat français a fléchi de 45,5 points en septembre à 42 points le mois dernier, pendant que Londres présentait une certaine résistance dans la perspective d’une baisse des taux britanniques la semaine prochaine. En effet, l’indice Extra Dax a finalement perdu d’une huitaine à l’autre 4,92 % à 4 583,31 points contre 4 820,26 points, le CAC 40 plus de 2,44 % à 4 369,40 points contre 4 478,63 points et le Footsie 1,14 % seulement à 5 129,50 points contre 5 188,60 points. Enfin, l’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a réduit ses pertes à la fin de la semaine à 3,81 % en affichant 10 383,78 points contre 10 795,16 points vendredi dernier dans un climat morose.
Le dollar a bien résisté cette semaine aux influences baissières en provenance de l’économie américaine, dont notamment la forte détérioration de l’emploi aux États-Unis le mois dernier et la chute des commandes à l’industrie en septembre qui semblent avoir été prises en compte par les marchés des changes internationaux. Les chiffres sur l’emploi américains ont beau avoir été très mauvais, ils avaient déjà été intégrés par les opérateurs et ont du coup eu un effet limité sur le dollar, alors que l’euro semblait décrocher, avant de se redresser quelque peu. Pourtant, les analystes ont estimé qu’il est difficile d’expliquer les mouvements du dollar sur les marchés des changes car il n’y avait pas vraiment de réaction logique aux fondamentaux de l’économie américaine. L’euro s’est même...