TÉLÉCOMS - Alcatel amplifie sa purge en supprimant 10 000 nouveaux emplois
le 01 novembre 2001 à 00h00
Victime du coup de frein de l’économie américaine et de l’aggravation de la crise des télécommunications, l’équipementier français Alcatel a annoncé hier la suppression de 10 000 emplois supplémentaires en Europe, une purge qui va porter à 30 % la réduction de ses effectifs sur l’année. Alcatel, qui employait fin 2000 110 000 salariés à l’échelle mondiale, avait déjà programmé d’ici à la fin de l’année 23 000 départs. Son PDG, Serge Tchuruk, a promis que l’entreprise tenterait, pour cette nouvelle saignée, «d’éviter les licenciements secs». «Nous avons toujours eu cette politique. Nous essaierons de continuer à l’appliquer, en tout cas nous ferons de notre mieux», a-t-il déclaré à la presse. Les marchés financiers ont applaudi l’amplification de la restructuration, pour laquelle Alcatel va provisionner 1,2 milliard d’euros : à la Bourse de Paris, l’action du groupe a enregistré la plus forte hausse de l’indice Cac 40, à 16,77 EUR (+6,82 %). Les syndicats d’Alcatel, informés à l’avance du dégraissage, se sont néanmoins dit surpris par son ampleur. La décision d’Alcatel de tailler un peu plus dans ses effectifs fait suite à l’aggravation des résultats du groupe, qui a dévoilé mercredi une perte nette de 558 millions EUR au 3e trimestre et de 3,465 milliards EUR sur les neuf premiers mois de 2001. L’entreprise table désormais sur une perte nette 2001 d’environ 5 mds EUR (66 % de plus que le pronostic initial de 3 mds EUR). Si elle se concrétise, elle sera la plus lourde jamais affichée par une entreprise française. «2002 va continuer à être difficile, notamment au 1er semestre», a averti Serge Tchuruk, qui ne prévoit pas d’amélioration, mais a dit redouter «un freinage qui s’amplifie». Alcatel, dont le chiffre d’affaires a baissé de 18 % à 5,613 mds EUR au 3e trimestre avec une perte opérationnelle de 215 M EUR, a souffert d’un «ralentissement général des ventes» aux États-Unis, notamment dans les activités réseaux sous-marins et les terminaux mobiles. Entre juillet et septembre, le groupe n’a réalisé que 17,6 % de son c.a. outre-Atlantique.
Victime du coup de frein de l’économie américaine et de l’aggravation de la crise des télécommunications, l’équipementier français Alcatel a annoncé hier la suppression de 10 000 emplois supplémentaires en Europe, une purge qui va porter à 30 % la réduction de ses effectifs sur l’année. Alcatel, qui employait fin 2000 110 000 salariés à l’échelle mondiale, avait déjà programmé d’ici à la fin de l’année 23 000 départs. Son PDG, Serge Tchuruk, a promis que l’entreprise tenterait, pour cette nouvelle saignée, «d’éviter les licenciements secs». «Nous avons toujours eu cette politique. Nous essaierons de continuer à l’appliquer, en tout cas nous ferons de notre mieux», a-t-il déclaré à la presse. Les marchés financiers ont applaudi l’amplification de la restructuration, pour laquelle...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.