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Actualités - Chronologies

BLANCHIMENT - Le Gafi veut surveiller les réseaux « alternatifs »

Le Groupe d’action financière international (Gafi) sur le blanchiment des capitaux a recommandé hier une surveillance accrue des transferts financiers «alternatifs» et des ONG pour lutter contre le financement du terrorisme international, à l’issue d’une réunion extraordinaire à Washington. Le Gafi a adopté huit «recommandations spéciales» qui seront soumises aux pays du monde entier et doivent permettre de «créer des standards internationaux pour combattre le financement du terrorisme», a déclaré la présidente du groupe, Clarie Lo, lors d’une conférence de presse. Les cinq premières recommandations «étendent très largement la portée des mesures» déjà adoptées par le Gafi relatives à l’argent provenant du crime organisé au financement du terrorisme, prônant la ratification des conventions internationales, l’adoption de législations spécifiques, le gel des avoirs, la coopération internationale et bancaire, a indiqué Patrick Moulette, secrétaire exécutif du groupe. Les trois mesures «spécifiques» concernent les systèmes de transfert d’argent et les ONG, suspectés de participer au financement des réseaux terroristes. Le groupe recommande l’enregistrement et un système de licences pour les «systèmes ou réseaux informels de transfert d’argent ou de valeurs», afin d’assurer qu’ils appliquent les recommandations du Gafi. Pour les systèmes de transferts télégraphiques, le Gafi recommande l’obligation de recueillir des «informations significatives sur l’expéditeur, nom, adresse, numéro de compte». Concernant les ONG, qualifiées de «particulièrement vulnérables», le groupe recommande une évaluation des législations afin de lutter contre «des organisations terroristes se faisant passer pour des organisations légales, l’exploitation d’organismes légaux comme moyens de financement terroriste, y compris pour échapper au gel des avoirs, la dissimulation clandestine de fonds destinés à des buts légaux vers des organisations terroristes». Les 29 pays du Gafi, dont les plus industrialisés, ainsi que la Commission européenne et le Conseil de coopération du Golfe qui sont également membres, doivent procéder avant le 31 décembre à une «autoévaluation» de leur position sur ces nouvelles recommandations et un engagement à s’y conformer avant juin 2002. Le Gafi invite les pays non membres à adopter ces recommandations et pourra leur proposer une assistance technique, avant d’étudier d’éventuelles «contre-mesures» pour les contrevenants. Il surveillera tout particulièrement le Liban qui figure toujours sur la liste des 15 pays jugés non coopératifs en matière de lutte contre le blanchiment, malgré l’adoption récente d’une loi pour contrer le blanchiment.
Le Groupe d’action financière international (Gafi) sur le blanchiment des capitaux a recommandé hier une surveillance accrue des transferts financiers «alternatifs» et des ONG pour lutter contre le financement du terrorisme international, à l’issue d’une réunion extraordinaire à Washington. Le Gafi a adopté huit «recommandations spéciales» qui seront soumises aux pays du monde entier et doivent permettre de «créer des standards internationaux pour combattre le financement du terrorisme», a déclaré la présidente du groupe, Clarie Lo, lors d’une conférence de presse. Les cinq premières recommandations «étendent très largement la portée des mesures» déjà adoptées par le Gafi relatives à l’argent provenant du crime organisé au financement du terrorisme, prônant la ratification des conventions...