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Actualités - Chronologies

État d’alerte au Pakistan après le carnage à l’église de Bahawalpur

Le gouvernement pakistanais a renforcé les mesures de sécurité, notamment autour des lieux de culte chrétiens, au lendemain du massacre à la kalachnikov dans une église de l’est du pays et de l’explosion d’une bombe dans un autobus dans l’ouest. Des policiers armés ont été déployés lundi devant les églises, ce qu’exigeaient depuis longtemps les communautés chrétiennes du Pakistan. En même temps, Shoaib Suddil, chef de la police de Quetta (sud-ouest), où l’explosion d’une bombe dans un autobus a tué trois personnes et en a blessé 25, déclarait qu’il était «difficile d’affirmer que ce n’est pas lié à l’Afghanistan». Le terrible carnage en plein office, mené par des hommes armés qui ont fait irruption dimanche dans l’église Saint-Dominique de Bahawalpur (est du Pakistan), a fait au moins dix-sept morts et de nombreux blessés, selon un nouveau bilan de la police. La petite minorité religieuse de la République islamique, qui vit la pire tragédie de son histoire, ainsi que les autorités d’Islamabad redoutent une radicalisation extrême de certains islamistes ulcérés par les frappes américaines en Afghanistan. Mais le président pakistanais, Pervez Musharraf, s’est bien gardé de désigner qui que ce soit, en condamnant une attaque «terroriste» et en affichant sa détermination à lutter contre «la division au Pakistan, où chrétiens et musulmans ont toujours vécu en paix et dans un respect mutuel». Il a assuré que les meurtriers seraient «traqués et menés devant la justice». L’un des principaux partis radicaux islamistes, le Jamaat-i-Islami (JI) a lui annoncé son intention d’organiser un gigantesque sit-in à Islamabad pour forcer M. Musharraf à démissionner. «Nous irons à Islamabad et nous allons demander à tous les partis religieux de participer» au sit-in, a déclaré le chef du JI, Qazi Hussain Ahmed, devant des milliers de militants rassemblés à Lahore (est). La date de la manifestation sera annoncée après des consultations avec les autres partis religieux, a-t-il précisé, assurant que le sit-in durerait «tant que le gouvernement de Musharraf n’aura pas démissionné». Il a demandé aux militants d’emporter des vivres pour au moins dix jours. «La révolution islamique surviendra quand les fidèles prendront le gouvernement», a déclaré Hussain Ahmed. À Quetta, située non loin de la frontière avec le pays des taliban, le gouvernement semble désireux de montrer sa volonté de ne pas se laisser déborder par les conséquences des frappes dans le pays voisin. Quinze Afghans accusés d’être impliqués dans des émeutes antiaméricaines le 8 octobre dans la ville vont être expulsés vers l’Afghanistan. «Il y a un prix à payer pour le vandalisme», a déclaré le chef de la police, Shoaib Suddil, indiquant que les 15 faisaient partie d’un groupe de réfugiés afghans et de Pakistanais qui avaient participé à une violente émeute organisée le 8 octobre à Quetta, au lendemain du début des bombardements américains sur l’Afghanistan. Pendant deux jours consécutifs, Quetta, qui abrite de nombreux réfugiés afghans, avait été le théâtre de violentes émeutes antiaméricaines organisées par des groupes islamistes radicaux pakistanais, qui ont fait officiellement cinq morts et une trentaine de blessés. Lundi après-midi, des milliers de guerriers des tribus pakistanaises campaient toujours à la frontière afghane, attendant de se joindre au «jihad» (guerre sainte) contre les États-Unis, alors que d’autres militants bloquaient la «Route de la soie» qui mène à la Chine. Beaucoup ont indiqué «attendre un signe des taliban» pour se joindre au jihad.
Le gouvernement pakistanais a renforcé les mesures de sécurité, notamment autour des lieux de culte chrétiens, au lendemain du massacre à la kalachnikov dans une église de l’est du pays et de l’explosion d’une bombe dans un autobus dans l’ouest. Des policiers armés ont été déployés lundi devant les églises, ce qu’exigeaient depuis longtemps les communautés chrétiennes du Pakistan. En même temps, Shoaib Suddil, chef de la police de Quetta (sud-ouest), où l’explosion d’une bombe dans un autobus a tué trois personnes et en a blessé 25, déclarait qu’il était «difficile d’affirmer que ce n’est pas lié à l’Afghanistan». Le terrible carnage en plein office, mené par des hommes armés qui ont fait irruption dimanche dans l’église Saint-Dominique de Bahawalpur (est du Pakistan), a fait au moins...