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Actualités - Chronologies

Le dossier climatique mondial désormais relégué à l’arrière-plan aux USA

Le dossier des changements climatiques, qui n’a jamais été une priorité pour l’Administration Bush, a été encore davantage relégué à l’arrière-plan aux États-Unis, qui concentrent leurs efforts sur la lutte contre le terrorisme depuis les attentats du 11 septembre. «Nous continuons à travailler» sur des projets de réduction des émissions de gaz responsables du réchauffement du climat, a indiqué Scott McClellan, porte-parole de la Maison-Blanche, sans plus de précisions, soulignant par ailleurs que le président George W. Bush est actuellement focalisé sur le terrorisme. «Nous n’avons absolument aucune indication nous permettant de penser que les changements climatiques constituent une priorité pour (le président) Bush», a affirmé de son côté Kevin Baumert, responsable de l’organisation non gouvernementale World Resources Institute, qui représentera cet institut à la conférence de Marrakech sur les changements climatiques. «Le président y attache encore moins d’importance qu’avant. Les États-Unis vont à Marrakech sans aucun projet», a-t-il poursuivi. «Les États-Unis restent silencieux sur le protocole de Kyoto. La chose positive est qu’ils ne cherchent pas à limiter la portée de l’accord», laissant ainsi la possibilité à d’autres pays de prendre des mesures plus sévères pour réduire les gaz à effet de serre, a relevé pour sa part Boni Biagini, professeur à l’Université du Maryland. La délégation américaine à la conférence qui se tiendra du 29 octobre au 9 novembre à Marrakech sera petite, du fait que bon nombre de personnes, qui s’occupaient auparavant de la question du climat au sein du département d’État, sont désormais en charge du dossier terrorisme, a indiqué Boni Biagini. Les États-Unis seront représentés à la conférence, qui a pour but de poursuivre les discussions sur une série de points techniques, par leur sous-secrétaire d’État aux Affaires mondiales, Paula Dobriansky. Ils y participeront en tant que partie à la Convention climat de Rio de 1992, qu’ils ont ratifiée. Le président George W. Bush a en revanche annoncé dès mars son intention de ne pas ratifier le protocole de Kyoto de 1997, qui complète les dispositions de la Convention. Il avait à cette occasion refusé d’assujettir les industriels à des limites contraignantes sur les émissions de gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère. «Officiellement, les États-Unis n’ont pas changé leur position depuis les attentats, mais il me semble qu’il y a des signes qu’ils pourraient être plus actifs (à Marrakech) qu’ils ne l’ont été à Bonn» en juillet, a estimé de son côté Donald Goldberg, avocat du Centre pour le droit international de l’environnement (CIEL). Donald Goldberg cite notamment une série de rencontres bilatérales et internationales récentes entre des négociateurs américains et ceux d’autres pays. «Mais la probabilité que les Américains présentent au Maroc une alternative à Kyoto paraît plus limitée qu’avant» les attentats, du fait qu’ils se concentrent sur la lutte contre le terrorisme, a poursuivi M. Goldberg. Le groupe de travail spécialisé de la Maison-Blanche ne s’est plus réuni depuis le 11 septembre, selon des sources européennes. Le protocole de Kyoto prévoit une réduction de 5,2 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport à leurs niveaux de 1990. Pour entrer en vigueur, il doit être ratifié par des pays responsables d’au moins 55 % des émissions mondiales de ces gaz. À ce jour, 40 pays, dont aucune des grandes nations industrialisées, ont ratifié l’accord qui a subi un coup dur après le retrait des États-Unis, responsables en 1990 de 36,1 % de ces émissions.
Le dossier des changements climatiques, qui n’a jamais été une priorité pour l’Administration Bush, a été encore davantage relégué à l’arrière-plan aux États-Unis, qui concentrent leurs efforts sur la lutte contre le terrorisme depuis les attentats du 11 septembre. «Nous continuons à travailler» sur des projets de réduction des émissions de gaz responsables du réchauffement du climat, a indiqué Scott McClellan, porte-parole de la Maison-Blanche, sans plus de précisions, soulignant par ailleurs que le président George W. Bush est actuellement focalisé sur le terrorisme. «Nous n’avons absolument aucune indication nous permettant de penser que les changements climatiques constituent une priorité pour (le président) Bush», a affirmé de son côté Kevin Baumert, responsable de l’organisation non...