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Actualités - Chronologies

Les Royal Marines, troupes idéales - pour un déploiement en Afghanistan

Les Royal Marines, spécialistes des opérations en zone montagneuse, constitueront le noyau dur des troupes britanniques appelées à intervenir prochainement en Afghanistan. Ces forces appartiennent à la 40e compagnie de la 3e brigade des Royal Marines, engagée dans des manœuvres qui s’achèvent la semaine prochaine. Soldats d’élite par excellence, les Royal Marines sont polyvalents et formés à se battre sous tous les types de climat, des forêts tropicales aux solitudes arctiques. Mais ils ont peut-être une prédilection pour les combats en terrain montagneux et, pour cela, s’entraînent régulièrement en Norvège, skis aux pieds. «Ce sont nos experts pour les opérations en montagne et hivernales», disait récemment d’eux le chef d’état-major interarmes britannique, l’amiral Sir Michael Boyce. Les Royal Marines «sont superbement entraînés et formés à travailler avec les forces spéciales, notamment pour des opérations héliportées, souligne Ian Kemp, un expert de l’hebdomadaire spécialisé Jane’s Defence Weekly. Ce sont les forces idéales pour ce type d’opérations». Deux des trois compagnies – les 40e et 45e – que compte la 3e brigade des Royal Marines, forte de 3 500 hommes au total, se trouvent à Oman pour les manœuvres Swift Sword 2 (ou Saif Sarea 2) avec les forces du sultanat. En cas d’intervention terrestre, les Royal Marines seront sans doute utilisés en soutien, ou appui-feu, de petites unités des forces spéciales (SAS ou autres), elles-mêmes composées de petits groupes, ultramobiles, de quatre à huit hommes. Ces derniers seront utilisés pour «illuminer» (repérer puis viser au laser) des objectifs qui seront ensuite frappés par l’aviation, recueillir des renseignements que n’auront pas obtenus satellites et avions de reconnaissance (missions «humint», pour human intelligence) ainsi que des coups de commando très ciblés. L’accent étant mis sur la mobilité, l’armement de base des Royal Marines est le fusil d’assaut SA-80, avec quelque 240 cartouches. Chaque section dispose en plus de mortiers, mitrailleuses légères et missiles antichars. Les origines de ces commandos de marine remontent à 1940, lorsque le Premier ministre Winston Churchill avait demandé de réfléchir à la création d’unités spécialisées dans les opérations le long de côtes occupées par les nazis. Le premier Royal Marine Commando a été constitué début 1942 et est devenu officiellement une brigade en 1943. Le 6 juin 1944, ses hommes débarquaient en Normandie avec les forces alliées. Ses autres faits d’armes comptent, en 1956, le débarquement franco-britannique sur Port Saïd, en Égypte, et la guerre des Malouines, où la brigade mena une campagne victorieuse de six semaines jusqu’à la prise de Port Stanley contre les forces argentines.
Les Royal Marines, spécialistes des opérations en zone montagneuse, constitueront le noyau dur des troupes britanniques appelées à intervenir prochainement en Afghanistan. Ces forces appartiennent à la 40e compagnie de la 3e brigade des Royal Marines, engagée dans des manœuvres qui s’achèvent la semaine prochaine. Soldats d’élite par excellence, les Royal Marines sont polyvalents et formés à se battre sous tous les types de climat, des forêts tropicales aux solitudes arctiques. Mais ils ont peut-être une prédilection pour les combats en terrain montagneux et, pour cela, s’entraînent régulièrement en Norvège, skis aux pieds. «Ce sont nos experts pour les opérations en montagne et hivernales», disait récemment d’eux le chef d’état-major interarmes britannique, l’amiral Sir Michael Boyce. Les Royal Marines...