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Actualités - Chronologies

La « hawala », méthode d’Asie orientale pour blanchir l’argent sale

La «hawala», virement sur l’honneur, est l’une des méthodes utilisées par les terroristes en Afghanistan, au Pakistan et en Inde, pour blanchir l’argent sale qui finance leurs activités, ont affirmé des experts américains hier à Sofia. «Basée sur la confiance, la “hawala” est répandue parmi les communautés ethniques d’Inde, du Pakistan et de l’Afghanistan», a déclaré Richard Seaman, expert financier du département américain des Finances à l’issue d’un séminaire sur la coordination de la législation internationale pour combattre le blanchiment des capitaux. Dans ces pays, il est possible de s’adresser à un courtier «hawala» aux États-Unis pour lui demander d’envoyer, par exemple, 1 000 dollars au Pakistan. Le courtier prend alors contact avec un correspondant dans ce pays, lui demandant de remettre la somme à telle personne, même sous un faux nom, a expliqué M. Seaman. À l’issue de la transaction, il n’existe aucune trace comptable, a-t-il souligné. «Le potentiel de blanchiment d’argent par ce système est tout à fait illimité», a-t-il ajouté. Mais les activités terroristes ne sont pas seulement financées par de l’argent sale. Les experts ont découvert une autre méthode qu’ils ont appelée le «blanchiment d’argent renversé». «Il est de plus en plus certain que l’argent servant à financer des activités terroristes n’est pas blanchi mais qu’il est en fait de l’argent “propre”», a indiqué M. Seaman. Cet argent «peut être prêté par des individus riches ou provenir d’États qui financent le terrorisme. Après avoir transité par différentes institutions et organisations, y compris des organisations caritatives, cet argent trouve son chemin vers les terroristes, alors que sa source reste cachée», a-t-il expliqué. En septembre, le président américain George W. Bush avait rendu publique une liste de 27 cibles de sa lutte contre le terrorisme international, dont 11 organisations, 12 individus et 4 entités caritatives ou commerciales. Leurs avoirs aux États-Unis ont été gelés et Washington a demandé à tous les gouvernements d’adopter des mesures similaires. Maury Taylorn, du FBI, la police fédérale américaine, a qualifié de «péniblement évidente» la nécessité d’amender la législation contre ce blanchiment, après les attentats du 11 septembre aux États-Unis. M. Seaman a qualifié de «faiblesse» de la législation américaine son «incapacité à contrôler les banques de correspondance» qui blanchissent de l’argent au moyen de comptes ouverts aux États-Unis. Un amendement de la législation en cours obligera les banques américaines à vérifier quels sont les clients de la banque de correspondance, a-t-il indiqué. Pat Molloy, du département américain de la Justice a, pour sa part, recommandé des amendements à la législation des différents pays en matière des banques «offshore». «Non seulement ces banques doivent connaître leurs clients, mais elles doivent faire part de leur information à la police et aux organes d’investigation», a-t-il déclaré. Selon Roger Wilson, enquêteur financier en Grande-Bretagne, les attentats du 11 septembre ont prouvé la nécessité d’une coopération étroite entre la police, les douanes, les autorités fiscales et la justice pour lutter contre le blanchiment d’argent.
La «hawala», virement sur l’honneur, est l’une des méthodes utilisées par les terroristes en Afghanistan, au Pakistan et en Inde, pour blanchir l’argent sale qui finance leurs activités, ont affirmé des experts américains hier à Sofia. «Basée sur la confiance, la “hawala” est répandue parmi les communautés ethniques d’Inde, du Pakistan et de l’Afghanistan», a déclaré Richard Seaman, expert financier du département américain des Finances à l’issue d’un séminaire sur la coordination de la législation internationale pour combattre le blanchiment des capitaux. Dans ces pays, il est possible de s’adresser à un courtier «hawala» aux États-Unis pour lui demander d’envoyer, par exemple, 1 000 dollars au Pakistan. Le courtier prend alors contact avec un correspondant dans ce pays, lui demandant de...