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Actualités - Chronologies

L’Otan désorganise - le réseau d’el-Qaëda en Bosnie -

Une série d’arrestations menées par la Force de stabilisation de l’Otan en Bosnie (Sfor) et les autorités bosniaques a permis de désorganiser le réseau terroriste d’el-Qaëda de Ben Laden en Bosnie, mais l’Otan a souligné que la menace du terrorisme planait cependant toujours sur le pays. «Nous estimons que (...) les liens en Bosnie-Herzégovine avec le réseau terroriste el-Qaëda ont été désorganisés», a déclaré Daryl Morell, un porte-parole de la Force de stabilisation de l’Otan en Bosnie (Sfor). Cependant, il a ajouté que cette opération suivait son cours, étant donné que la désorganisation du réseau terroriste n’impliquait pas nécessairement la disparition de la menace terroriste en Bosnie. «Nous leur avons rendu très difficile la tâche de mener quelque opération que ce soit dans l’avenir. Mais cela n’implique pas forcément que la menace a disparu», a déclaré M. Morell. M. Morell s’est également félicité d’une récente série d’arrestations de suspects, menées par la police locale, dont certains soupçonnés de liens avec le terrorisme islamiste, destinées à prévenir «les activités et les actions terroristes» dans le pays. Au début du mois, la police bosniaque avait arrêté Bensayah Belkacem, un Bosniaque soupçonné d’avoir des liens avec Ben Laden, après avoir intercepté l’une de ses conversations téléphoniques avec un associé de Ben Laden. Tomislav Limov, ministre adjoint de l’Intérieur de la Fédération croato-musulmane de Bosnie, a déclaré pour sa part que l’arrestation de Belkacem avait entraîné celles de cinq Algériens la semaine dernière. Les cinq hommes étaient soupçonnés d’avoir des liens avec des groupes terroristes et les menaces adressées à l’ambassade des États-Unis en Bosnie, qui avaient entraîné la fermeture temporaire des ambassades américaine et britannique en Bosnie. M. Limov a ajouté que les cinq hommes avaient été arrêtés à Sarajevo et à Bihac (ouest) en ajoutant que la plupart d’entre eux étaient arrivés en Bosnie après la guerre de 1992-1995. Il a précisé qu’au moins l’un d’entre eux avait demandé la citoyenneté bosniaque en 1993, mais que sa demande avait été rejetée. Les médias locaux ont rapporté jeudi que les cinq hommes travaillaient pour des agences humanitaires islamiques en Bosnie et que deux autres suspects étaient en liberté et recherchés par la police. L’un des Algériens arrêtés a été identifié comme étant Saber Lahmar, qui avait été arrêté à Zenica, en Bosnie centrale, en 1997, et condamné à près de six ans de prison pour avoir attaqué un citoyen américain qui travaillait dans le cadre d’un programme d’entraînement militaire en Bosnie. Plusieurs autres personnes ont été arrêtées par les autorités bosniaques et déportées vers leurs pays depuis les attentats du 11 septembre aux États-Unis. La Bosnie a été minutieusement surveillée depuis les attaques du 11 septembre aux États-Unis, étant donné que plusieurs centaines de Moujahidine venus de pays islamiques avaient combattu aux côté des troupes à majorité musulmane du gouvernement pendant la guerre de Bosnie de 1992-1995. Les accords de Dayton prévoyaient que les combattants étrangers quittent le pays, mais 70 d’entre eux sont restés en Bosnie en obtenant la citoyenneté bosniaque, selon les autorités bosniaques. Le Premier ministre bosniaque Zlatko Lagumdzija avait indiqué plus tôt dans le mois que certains des volontaires venus de pays islamiques combattre dans la guerre de Bosnie avaient des «intentions terroristes». Depuis les attentats du 11 septembre aux États-Unis, le gouvernement de M. Lagumdzija a commencé à mettre en place un groupe de coordination pour lutter contre le terrorisme, qui comprend notamment l’examen des personnes qui ont obtenu la citoyenneté bosniaque et une inspection des organisations humanitaires étrangères en Bosnie.
Une série d’arrestations menées par la Force de stabilisation de l’Otan en Bosnie (Sfor) et les autorités bosniaques a permis de désorganiser le réseau terroriste d’el-Qaëda de Ben Laden en Bosnie, mais l’Otan a souligné que la menace du terrorisme planait cependant toujours sur le pays. «Nous estimons que (...) les liens en Bosnie-Herzégovine avec le réseau terroriste el-Qaëda ont été désorganisés», a déclaré Daryl Morell, un porte-parole de la Force de stabilisation de l’Otan en Bosnie (Sfor). Cependant, il a ajouté que cette opération suivait son cours, étant donné que la désorganisation du réseau terroriste n’impliquait pas nécessairement la disparition de la menace terroriste en Bosnie. «Nous leur avons rendu très difficile la tâche de mener quelque opération que ce soit dans l’avenir. Mais...