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Actualités - Chronologies

MUSIQUE - Le retour des caravelles - Baroque latino-américain - en France

Un ensemble cubain de musique ancienne, Ars Longa, de La Havane, a donné la semaine dernière avec un concert dans la cathédrale de Nîmes (sud-est de la France), le coup d’envoi d’une opération destinée à faire connaître en France les musiques oubliées latino-américaines de l’époque baroque. Ensembles spécialisés d’Amérique centrale et du Sud et formations chorales et instrumentales françaises, en tout 365 artistes (dont 60 latino-américains), collaborent jusqu’au 20 décembre à cette initiative baptisée «Le retour des caravelles». Vingt-trois villes françaises accueillent une trentaine de concerts prolongés par des ateliers, conférences et une exposition itinérante de photos. Le programme d’inauguration, qui sera répété dans 14 villes, était organisé autour de la production pour les fêtes de la Nativité du Cubain Esteban Salas (1725-1803), formé dans la Paroisse majeure de La Havane, puis responsable de la chapelle de la cathédrale de Santiago de Cuba. Ses partitions présentées par l’ensemble Ars Longa sont souvent inspirées des villancicos (musiques de Noël) apportés par les conquérants venus d’Espagne. Mais la formation cubaine – cinq jeunes chanteurs et neuf instrumentistes diplômés du Conservatoire de musique de La Havane et de l’Institut supérieur des arts – a étendu son répertoire à la musique coloniale des vice-royautés ibériques des Amériques. À son programme, on trouve ainsi des œuvres de compositeurs de ce qui fut la Nouvelle-Espagne (Mexique et Guatemala) et l’Alto Peru (Pérou et Bolivie) et de l’Italien Domenico Zinopoli qui contribua à l’édification des Indiens dans les Réductions jésuites d’Amazonie. Les parties chantées sont en castillan, mais peuvent être en dialectes autochtones, comme une pièce polyphonique de 1631 adressée à la Vierge en langue Quechua, Hanacpachap Cusicuinin.
Un ensemble cubain de musique ancienne, Ars Longa, de La Havane, a donné la semaine dernière avec un concert dans la cathédrale de Nîmes (sud-est de la France), le coup d’envoi d’une opération destinée à faire connaître en France les musiques oubliées latino-américaines de l’époque baroque. Ensembles spécialisés d’Amérique centrale et du Sud et formations chorales et instrumentales françaises, en tout 365 artistes (dont 60 latino-américains), collaborent jusqu’au 20 décembre à cette initiative baptisée «Le retour des caravelles». Vingt-trois villes françaises accueillent une trentaine de concerts prolongés par des ateliers, conférences et une exposition itinérante de photos. Le programme d’inauguration, qui sera répété dans 14 villes, était organisé autour de la production pour les fêtes de la...