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Actualités - Chronologies

Le plus grand rassemblement anti-US : - 10 000 personnes à Djakarta

Environ 10 000 personnes ont manifesté hier à Djakarta lors du plus important rassemblement organisé dans la capitale du premier pays musulman au monde pour protester contre les raids américains en Afghanistan. Le vice-président Hamzah Haz a demandé l’arrêt de ces manifestations, en soulignant qu’elles faisaient fuir les étrangers et menaçaient l’économie. Mais alors qu’Hamzah Haz lançait cet appel, des milliers de militants d’un parti musulman, le Parti de la justice, se sont rassemblés dans le centre-ville après la grande prière hebdomadaire. Ces manifestants, dont des femmes voilées, se sont massés un moment devant l’ambassade américaine, protégée par des centaines de policiers antiémeutes, puis devant le siège des Nations unies. Ils se sont ensuite rassemblés pacifiquement sur une place du centre de la capitale, non loin de l’ambassade britannique. Les banderoles proclament notamment : «Arrêtez la guerre, sauvez l’Afghanistan», «Amérique et Israël les vrais terroristes» ou «Amérique, va en enfer». Des petits enfants arboraient des tee-shirts à l’effigie d’Oussama Ben Laden, alors que les orateurs se lançaient dans des tirades enflammées contre les États-Unis. Les manifestations antiaméricaines marquaient une pause depuis mardi en Indonésie, premier pays musulman au monde. Environ 90 % des 210 millions d’Indonésiens sont musulmans. La plus importante des manifestations, à l’appel de mouvements islamistes radicaux, la semaine dernière, n’avait réuni qu’un millier de personnes. Des groupes radicaux, très minoritaires, ont menacé d’attaquer les intérêts américains et «d’expulser» les Américains et les Britanniques. Aucune attaque contre des étrangers n’a été officiellement recensée, mais ces menaces ont notamment fait temporairement quitter le pays à des centaines d’Américains et entraîné des annulations en cascade dans le secteur touristique. Prenant la mesure de ces répercussions de plus en plus lourdes, le vice-président Hamzah Haz, qui dirige le premier parti musulman du pays, le PPP, a appelé vendredi à l’arrêt des manifestations, en suggérant aux manifestants d’aider les Afghans avec des «médicaments et des prières». Il a rejeté les demandes de certains groupes de rompre les relations diplomatiques avec les États-Unis ou de boycotter les produits américains. «Même sans qu’il y ait un boycott, des étrangers ont déjà quitté le pays. Ceci a une influence très grande sur le secteur économique», a déclaré Hamzah Haz. Les États-Unis sont le deuxième investisseur dans l’archipel. Washington a promis le mois dernier une aide de plusieurs centaines de millions de dollars à l’Indonésie, qui s’était engagée à soutenir la lutte contre le terrorisme international. Le vice-président a estimé que les manifestations devaient cesser car, selon lui, la présidente Megawati Sukarnoputri a répondu aux «aspirations et aux désirs du peuple» en critiquant, dimanche, pour la première fois, les raids menés par les États-Unis en Afghanistan. Mme Megawati – dont le gouvernement n’avait pas condamné les raids à leurs débuts – avait estimé que le «terrorisme» devait «être puni». Mais «aucun particulier, groupe ou gouvernement n’a le droit de tenter d’attraper des terroristes en attaquant le territoire d’un autre pays», avait-elle lancé, sans citer nommément les États-Unis ou l’Afghanistan.
Environ 10 000 personnes ont manifesté hier à Djakarta lors du plus important rassemblement organisé dans la capitale du premier pays musulman au monde pour protester contre les raids américains en Afghanistan. Le vice-président Hamzah Haz a demandé l’arrêt de ces manifestations, en soulignant qu’elles faisaient fuir les étrangers et menaçaient l’économie. Mais alors qu’Hamzah Haz lançait cet appel, des milliers de militants d’un parti musulman, le Parti de la justice, se sont rassemblés dans le centre-ville après la grande prière hebdomadaire. Ces manifestants, dont des femmes voilées, se sont massés un moment devant l’ambassade américaine, protégée par des centaines de policiers antiémeutes, puis devant le siège des Nations unies. Ils se sont ensuite rassemblés pacifiquement sur une place du centre de...