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Actualités - Chronologies

L’Apec s’inquiète d’un ralentissement économique durable

Le ralentissement économique mondial pourrait durer plus longtemps que prévu, ce qui risque de rendre la sortie de la crise plus difficile en Asie-Pacifique où nombre de pays sont confrontés à l’instabilité des marchés financiers et une baisse de la rentabilité des entreprises, indique une étude officielle de l’Apec rendue publique hier. Selon cette étude, la quasi-totalité des 21 pays et territoires du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec) devraient connaître en 2001 des croissances moins fortes qu’attendu initialement, tandis qu’une légère reprise est prévue l’an prochain. Mais malgré une croissance globale attendue de 3,5 % contre 2,6 % cette année, les économies de l’Apec risquent encore de connaître des turbulences, liées notamment aux conséquences des attentats terroristes du 11 septembre contre les États-Unis. «Cela pourrait se traduire par un ralentissement plus profond et plus prolongé, compte tenu notamment des faiblesses structurelles au Japon et de certaines économies de la zone euro», avertit un document de l’Apec sur les perspectives économiques de la région, rendu public en marge de la réunion de l’Apec à Shanghai. Les risques de ralentissement pourraient être aggravés par des investissements excessifs pendant la récente période de croissance et un affaiblissement des marchés boursiers dans les principaux pays industrialisés, accompagné d’une forte baisse des investissements fixes et de la consommation. Une croissance plus modeste devrait également peser sur les entreprises et les systèmes financiers, notamment sur la confiance des industriels et des particuliers, note l’étude. La croissance moyenne du PIB des économies de l’Apec avait atteint 4,1 % l’an dernier, grâce notamment à une forte augmentation des exportations, après une croissance moyenne de 3,6 % en 1999. Le ralentissement économique américain, plus important que prévu, a provoqué un ralentissement mondial, aggravé par les attentats du 11 septembre. L’étude de l’Apec cite la Malaisie, la Corée du Sud, Singapour, Taïwan, la Thaïlande, les Philippines et le Mexique dans la liste des pays les plus directement touchés, en raison notamment d’une baisse de leurs exportations de produits électroniques et de technologies de l’information à destination des États-Unis. L’Apec rassemble également l’Australie, Bruneï, le Canada, le Chili, la Chine, Hong Kong, l’Indonésie, le Japon, la Nouvelle-Zélande, la Papouasie Nouvelle-Guinée, le Pérou, la Russie et le Vietnam. L’étude avertit que la marge de manœuvre des économies de l’Apec sur le plan budgétaire risquait d’être réduite par la détérioration de leurs finances publiques. Dix des 21 pays de l’Apec accusent des déficits budgétaires après avoir dû recourir à des mesures de stimulation budgétaire pour relancer leurs économies à la suite de la crise financière asiatique de 1997-98. La dévaluation des monnaies a également permis à certains pays dépendant principalement des exportations d’améliorer leur compétitivité et de contrer le ralentissement économique, mais au détriment de la stabilité financière, avertit l’étude. Le chômage, poursuit l’étude, a également recommencé à augmenter dans la région alors que la plupart des pays se demandent comment «stimuler la demande afin d’absorber une main-d’œuvre relativement abondante». Mais grâce à une inflation généralement contenue dans la région, les pays de l’Apec peuvent envisager de relancer la croissance par des mesures de politique monétaire comme une baisse de leurs taux d’intérêt, selon le rapport. De nombreux pays ont déjà suivi les États-Unis en baissant leurs taux.
Le ralentissement économique mondial pourrait durer plus longtemps que prévu, ce qui risque de rendre la sortie de la crise plus difficile en Asie-Pacifique où nombre de pays sont confrontés à l’instabilité des marchés financiers et une baisse de la rentabilité des entreprises, indique une étude officielle de l’Apec rendue publique hier. Selon cette étude, la quasi-totalité des 21 pays et territoires du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec) devraient connaître en 2001 des croissances moins fortes qu’attendu initialement, tandis qu’une légère reprise est prévue l’an prochain. Mais malgré une croissance globale attendue de 3,5 % contre 2,6 % cette année, les économies de l’Apec risquent encore de connaître des turbulences, liées notamment aux conséquences des attentats terroristes du 11...