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Actualités - Chronologies

Les relations sino-américaines s’améliorent depuis les attentats

Le sommet du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec) à Shanghai sera l’occasion pour Washington et Pékin de faire le point sur leurs relations bilatérales, transformées depuis les attentats du 11 septembre aux États-Unis. Le président américain George W. Bush doit rencontrer demain vendredi son homologue chinois Jiang Zemin en marge du sommet de l’Apec. Plusieurs exemples récents témoignent de la transformation des relations bilatérales, marquées en avril dernier par une grave crise ayant suivi la collision d’un avion espion américain avec un chasseur chinois. L’amélioration de ces relations se traduit aussi par un ton nouveau entre les deux pays engagés ensemble dans la lutte antiterroriste. Des responsables américains se sont dit encouragés par la coopération offerte par Pékin dans la chasse aux instigateurs des attentats à New York et Washington, qui ont fait quelque 5 500 morts. Pékin ne s’est pas non plus opposé avec virulence à la guerre lancée en représailles par les États-Unis en Afghanistan, ont-ils noté. Les batailles anciennes sur la question des droits de l’homme et la perception de la Chine comme une menace, par l’aile conservatrice du Congrès américain, ont cédé le pas à l’actualité plus immédiate. La guerre au terrorisme «a mis à l’arrière-plan la question de la menace de la Chine», indique Bates Gill, spécialiste de la Chine à la Brookings Institution. Pour l’entourage de Bush, il est particulièrement important d’avoir la Chine, membre du Conseil de sécurité de l’Onu, au côté des États-Unis dans cette guerre contre le terrorisme en raison de son poids diplomatique, de son influence en Asie et de ses archives en matière de renseignement. La Chine, qui a apporté un soutien conditionnel aux attaques aériennes menées depuis le 7 octobre contre le régime taliban, est frontalière de l’Afghanistan et entretient de bonnes relations avec le Pakistan, allié crucial de Washington dans la coalition antiterroriste. De son côté, la Chine veut être comprise lorsqu’elle évoque des éléments terroristes sur son sol, dont les séparatistes dans la province du Xinjiang, et espère des retombées diplomatiques et économiques de la part de Washington. Mercredi, le quotidien américain Washington Post rapportait que les États-Unis envisageaient de lever un embargo sur la vente de matériel militaire aux Chinois, notamment des pièces détachées pour hélicoptères, imposé après la répression des manifestations de la place Tiananmen à Pékin en 1989. Ces informations sont «inexactes et très imprécises», a déclaré par la suite un responsable du département d’État sous couvert d’anonymat. Le sommet de l’Apec est une chance unique d’établir dans la durée des relations de confiance et de respect entre les deux pays, estiment les experts. Pékin a été «très serviable» envers Washington en acceptant de mettre au premier plan de l’agenda de l’Apec la question du terrorisme, relève Lael Brainard, ancienne conseillère économique de l’ex-président Bill Clinton.
Le sommet du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec) à Shanghai sera l’occasion pour Washington et Pékin de faire le point sur leurs relations bilatérales, transformées depuis les attentats du 11 septembre aux États-Unis. Le président américain George W. Bush doit rencontrer demain vendredi son homologue chinois Jiang Zemin en marge du sommet de l’Apec. Plusieurs exemples récents témoignent de la transformation des relations bilatérales, marquées en avril dernier par une grave crise ayant suivi la collision d’un avion espion américain avec un chasseur chinois. L’amélioration de ces relations se traduit aussi par un ton nouveau entre les deux pays engagés ensemble dans la lutte antiterroriste. Des responsables américains se sont dit encouragés par la coopération offerte par Pékin dans la chasse...