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Actualités - Chronologies

L’annonce du départ de l’extrême droite - mine le gouvernement israélien

Après l’annonce du départ de deux partis d’extrême droite du gouvernement israélien, les jours de la coalition gouvernementale hétéroclite d’union nationale du Premier ministre Ariel Sharon sont comptés, estiment plusieurs hommes politiques de droite. «La démission des chefs des deux partis d’extrême droite Union nationale et Israël Beitenou, Rehavam Zeevi et Avigdor Lieberman, marque le début de la fin de la coalition gouvernementale», a ainsi affirmé Nahum Langenthal, député du Likoud, le propre parti de M. Sharon. Ces démissions seront effectives aujourd’hui en début d’après-midi, «à moins qu’entre-temps M. Sharon n’ordonne la réoccupation des deux quartiers palestiniens d’Hébron évacués lundi à l’aube, ou ne limoge (le ministre travailliste des Affaires étrangères) Shimon Peres», a affirmé M. Lieberman. L’extrême droite (huit députés) ayant virtuellement quitté le navire, M. Sharon a une assise de 76 élus sur 120 à la Chambre, mais cette confortable majorité peut se réduire comme peau de chagrin. Une fois de plus, la stabilité du pouvoir dépend du parti religieux orthodoxe sépharade Shass, incontournable avec ses 17 députés. Dans sa coalition gouvernementale, le Likoud (19 sièges) est désormais flanqué sur sa droite (outre le Shass) du parti russophone Israël Be Aliya (4 élus), et du parti ultraorthodoxe ashkénaze Liste unifiée de la Torah (5 députés), et sur sa gauche du Parti travailliste (24 sièges) et de deux partis centristes totalisant sept députés. Or, pour M. Sharon, la Chambre pourrait devenir ingouvernable. Il est à la merci d’une ou deux défections parmi les «durs» du Likoud, comme le ministre de la Sécurité intérieure Uzi Landau ou celle de l’Éducation Limor Livnat, qui lui reprochent de faire des concessions aux Palestiniens et de s’aligner sur M. Peres. M. Landau et Mme Livnat sont proches de l’ex-Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui jouit toujours d’une immense popularité et brigue la direction du Likoud en tablant sur son image de champion de la lutte antiterroriste. Déjà, le député Michaël Kleiner, autre «dur» du Likoud et proche de M. Netanyahu, manœuvre à la Knesset pour qu’un élu d’extrême droite remplace le chef du parti de gauche Meretz Yossi Sarid à la tête de l’opposition au Parlement. Benny Kashriel, chef de la principale organisation de colons, a, de son côté, annoncé une importante manifestation lundi 22 octobre à Jérusalem, et affirmé œuvrer pour le remplacement de la coalition gouvernementale «par une coalition franchement orientée à droite». «Il y a une profonde crise de confiance entre nous et M. Sharon. Il n’a pas tenu ses engagements», a déclaré Shaoul Goldstein, chef du conseil régional des colonies du Goush Etzion, près de Bethléem (Cisjordanie). «Notre sécurité doit dépendre de l’armée et non des Palestiniens, et nous exigeons qu’il revienne sur sa proposition d’offrir aux Palestiniens la possibilité de créer un État», a-t-il ajouté. M. Sharon a visiblement senti le vent venir : lundi, à la Knesset, il a invité les ministres démissionnaires «à reconsidérer leur décision pour préserver l’union nationale, qui est une carte stratégique». Selon le quotidien Maariv, le Premier ministre a essayé de regagner le terrain perdu à droite, en déclarant lundi devant les membres du groupe parlementaire Likoud réunis à huis clos que «les accords d’Oslo n’existent plus. Ils sont morts». Il a ainsi pris le risque de susciter un autre accroc, cette fois avec son chef de la diplomatie, artisan de ces accords sur l’autonomie palestinienne conclus en 1993.
Après l’annonce du départ de deux partis d’extrême droite du gouvernement israélien, les jours de la coalition gouvernementale hétéroclite d’union nationale du Premier ministre Ariel Sharon sont comptés, estiment plusieurs hommes politiques de droite. «La démission des chefs des deux partis d’extrême droite Union nationale et Israël Beitenou, Rehavam Zeevi et Avigdor Lieberman, marque le début de la fin de la coalition gouvernementale», a ainsi affirmé Nahum Langenthal, député du Likoud, le propre parti de M. Sharon. Ces démissions seront effectives aujourd’hui en début d’après-midi, «à moins qu’entre-temps M. Sharon n’ordonne la réoccupation des deux quartiers palestiniens d’Hébron évacués lundi à l’aube, ou ne limoge (le ministre travailliste des Affaires étrangères) Shimon Peres», a...