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Actualités - Chronologies

Les pressions internationales s’accentuent - sur Sharon pour une relance des négociations

Des États-Unis à la Grande-Bretagne en passant par la France et la Jordanie, les pressions s’accumulent sur le Premier ministre israélien Ariel Sharon afin qu’il mette à profit la baisse des violences dans les Territoires pour relancer les négociations avec les Palestiniens. Mais à ces pressions s’ajoute aussi depuis le début de la semaine la première crise politique depuis la formation de son gouvernement d’unité nationale le 7 mars, avec le départ annoncé de deux mouvements d’extrême droite. Après avoir semblé prendre des distances avec le Proche-Orient, les États-Unis mènent la danse sur la scène internationale depuis les attentats du 11 septembre afin de ramener Israéliens et Palestiniens à la table des négociations, après un an d’intifada. Pour les États-Unis, une détente entre Israéliens et Palestiniens est essentielle dans le but de convaincre les pays arabes et musulmans de rejoindre leur lutte antiterroriste. Ils ont été rejoints lundi dans leurs appels pressants à la reprise du dialogue israélo-palestinien par le Premier ministre britannique Tony Blair, le président français Jacques Chirac et le roi de Jordanie Abdallah II. «Le processus de paix fait partie des questions qu’il faut traiter, dans l’absolu comme dans les circonstances actuelles où il est plus nécessaire que jamais de rechercher la paix», a estimé M. Chirac. Le roi Abdallah a fait valoir qu’il fallait «ouvrir une double perspective : l’affirmation du principe de l’État palestinien et la garantie de la sécurité de l’État d’Israël». «Nous sommes totalement d’accord pour dire que le moment est venu de relancer le processus de paix», a renchéri le chef du gouvernement britannique. Mais politiciens et analystes israéliens mettent en garde contre les répercussions sur la politique intérieure israélienne de ces pressions qui, faisant désormais boule de neige avec la tournée européenne de M. Arafat, pourraient contribuer à sonner le glas du gouvernement Sharon. Lundi soir, M. Sharon a demandé à Tony Blair d’exercer des pressions sur le président palestinien Yasser Arafat pour qu’il lutte contre le terrorisme, «pour qu’il se décide à lutter contre les terroristes palestiniens». «Les promesses de Yasser Arafat ne suffisent pas, il faut des actes sur le terrain», a souligné M. Sharon. Désireux de ne pas froisser Israël, le secrétaire britannique au Foreign Office Jack Straw a affirmé hier que M. Sharon ne constituait pas un obstacle à la paix avec les Palestiniens. «Je ne crois pas que Sharon soit un obstacle à la réalisation de la paix», a déclaré le chef de la diplomatie britannique à la chaîne de télévision satellitaire qatariote al-Jazira. Mais dans l’immédiat, M. Sharon devra d’abord faire face au retrait de sa coalition, annoncé lundi et effectif aujourd’hui, de deux partis israéliens d’extrême droite, Israël Beitenou et Union nationale.
Des États-Unis à la Grande-Bretagne en passant par la France et la Jordanie, les pressions s’accumulent sur le Premier ministre israélien Ariel Sharon afin qu’il mette à profit la baisse des violences dans les Territoires pour relancer les négociations avec les Palestiniens. Mais à ces pressions s’ajoute aussi depuis le début de la semaine la première crise politique depuis la formation de son gouvernement d’unité nationale le 7 mars, avec le départ annoncé de deux mouvements d’extrême droite. Après avoir semblé prendre des distances avec le Proche-Orient, les États-Unis mènent la danse sur la scène internationale depuis les attentats du 11 septembre afin de ramener Israéliens et Palestiniens à la table des négociations, après un an d’intifada. Pour les États-Unis, une détente entre Israéliens et...