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Actualités - Chronologies

Allemagne - Siemens tente de rebondir - en dégraissant dans la téléphonie

Frappé de plein fouet par la déprime du marché des télécommunications, Siemens va procéder à 7 000 suppressions d’emplois supplémentaires dans ses activités télécoms, portant à 16 600 leur nombre total dans ce secteur depuis le début de l’année. La division à problèmes des réseaux d’information et de communication (ICN) est la plus touchée par les mesures annoncées hier. Siemens va ainsi doubler à 10 000 le nombre de suppressions d’ici à la fin 2002. Parallèlement, il va réduire de moitié le nombre de ses 20 sites de production ICN dans le monde. De plus, le groupe va supprimer 2 000 emplois supplémentaires dans la téléphonie mobile (ICM), soit un total de 4 600 dans cette branche depuis le début de l’année, a indiqué un porte-parole, précisant de premières informations qui laissaient entendre que les 2 000 suppressions d’emplois étaient déjà prévues de longue date. En début d’année, Siemens avait indiqué qu’il ne renouvellerait pas 2 600 CDD. À ces 4 600 viennent encore s’ajouter 2 000 suppressions d’emplois dans les services télécoms aux entreprises (SBS). Au total, l’addition est lourde : depuis le début de l’année, le groupe munichois a annoncé la suppression de 14,4 % des 115 000 personnes employées dans le secteur information et communication, qui regroupe ICN, ICM et SBS (3,7 % de ses effectifs mondiaux, toutes activités confondues, de 447 000 personnes. Les mesures drastiques présentées lundi avaient déjà en partie filtré dans la presse. Le président du directoire, Heinrich von Pierer, avait également indiqué la semaine dernière qu’il songeait à sous-traiter 20 à 30 % de ses activités dans les téléphones portables, un secteur dans lequel le groupe a beaucoup souffert au cours des derniers mois. «Nous avons lancé un programme de réduction des coûts et d’amélioration des bénéfices avec un objectif de 2 milliards d’euros en économies et en impact positif sur les résultats», a souligné le nouveau responsable de la division ICN, Thomas Ganswindt, qui a pris ses fonctions le 1er septembre. Son prédécesseur avait été remercié à la suite des mauvais résultats dans la branche ICN. Cette seule division a affiché au troisième trimestre 2000/2001 une perte Ebita (avant impôts, intérêts et amortissements) de 563 M d’euros contre un bénéfice de 133 M d’euros au cours du troisième trimestre 1999/2000. Dorénavant, a souligné le groupe, la branche réseaux va donner «davantage la priorité à la hausse du résultat qu’à la croissance des ventes». Dans cette optique, Siemens vise toujours une marge bénéficiaire avant impôts, charges financières, amortissements et dépréciations (Ebitda) de «plus de 10 %» d’ici à 2003. Pour éviter les licenciements secs, Siemens propose depuis le 1er septembre un programme de congés sabbatiques contre une baisse de rémunération. Les déboires dans les télécommunications renforcent toutefois les convictions du groupe sur le bien-fondé de sa stratégie. Il a toujours refusé de céder aux appels des analystes qui lui conseillaient de céder ses activités industrielles pour se recentrer sur les télécoms et constate aujourd’hui, à présent que la «bulle» des télécoms a éclaté, que cette politique lui évite le pire. Au cours des trois premiers trimestres de l’exercice 2000/2001, dont les résultats provisoires complets seront publiés le 14 novembre, les divisions constructions mécaniques et services ont été les plus profitables alors que les télécoms sont dans le rouge, souligne Roland Pitz, analyste à HypoVereinsbank.
Frappé de plein fouet par la déprime du marché des télécommunications, Siemens va procéder à 7 000 suppressions d’emplois supplémentaires dans ses activités télécoms, portant à 16 600 leur nombre total dans ce secteur depuis le début de l’année. La division à problèmes des réseaux d’information et de communication (ICN) est la plus touchée par les mesures annoncées hier. Siemens va ainsi doubler à 10 000 le nombre de suppressions d’ici à la fin 2002. Parallèlement, il va réduire de moitié le nombre de ses 20 sites de production ICN dans le monde. De plus, le groupe va supprimer 2 000 emplois supplémentaires dans la téléphonie mobile (ICM), soit un total de 4 600 dans cette branche depuis le début de l’année, a indiqué un porte-parole, précisant de premières informations qui laissaient entendre...