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Actualités - Chronologies

Mauritanie - L’opposition met à l’épreuve - les promesses du pouvoir

La plupart des partis d’opposition radicale seront présents lors des élections législatives et municipales du 19 octobre en Mauritanie pour mettre à l’épreuve les promesses du pouvoir sur un scrutin «libre et transparent». Sans oser croire à un changement immédiat de régime, les opposants entendent «prendre, par cette participation, le chemin vers l’alternance démocratique et réveiller l’électorat, démobilisé par plusieurs années de boycott». «Nous allons vérifier la sincérité du pouvoir à assurer une élection libre et transparente», a déclaré lors d’un meeting Ahmed Ould Daddah, principal opposant au régime de Maaouya Ould Taya. Militaire porté au pouvoir par un coup d’État en 1984, le président Taya a instauré le multipartisme en 1991 et remporté la présidentielle de 1992 et celle, boycottée par l’opposition, de 1997. L’Union des Forces démocratiques (UFD-Ère nouvelle) d’Ahmed Ould Daddah ayant été dissoute en octobre 2000 par le gouvernement pour «incitation à la violence», l’opposant a apporté son soutien à une formation nouvellement créée, le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) qui, dit-il, perpétue la philosophie et les grands objectifs de son ancien parti. Le leader haratine (descendant d’esclaves) Messaoud Ould Boulkheir, secrétaire général d’Action pour le changement (AC), a, quant à lui, qualifié ces élections d’«exercice sur la voie de la pratique démocratique» et de tournant important vers une participation continue de son parti à toutes les consultations électorales futures. Le Front populaire (FP) est aussi engagé dans la campagne, avec une motivation différente : il entend profiter de son temps d’antenne dans les médias d’État pour exiger la libération de son leader Chbih Ould Cheikh Malaïnine, écroué depuis avril pour «association de malfaiteurs».
La plupart des partis d’opposition radicale seront présents lors des élections législatives et municipales du 19 octobre en Mauritanie pour mettre à l’épreuve les promesses du pouvoir sur un scrutin «libre et transparent». Sans oser croire à un changement immédiat de régime, les opposants entendent «prendre, par cette participation, le chemin vers l’alternance démocratique et réveiller l’électorat, démobilisé par plusieurs années de boycott». «Nous allons vérifier la sincérité du pouvoir à assurer une élection libre et transparente», a déclaré lors d’un meeting Ahmed Ould Daddah, principal opposant au régime de Maaouya Ould Taya. Militaire porté au pouvoir par un coup d’État en 1984, le président Taya a instauré le multipartisme en 1991 et remporté la présidentielle de 1992 et celle,...