Rumsfeld furieux d’une occasion - ratée de bombarder le mollah Omar
le 15 octobre 2001 à 00h00
Le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld a éclaté de rage lorsqu’il a appris qu’un responsable militaire américain avait empêché le bombardement d’un immeuble dans lequel le chef des taliban le mollah Mohammad Omar avait trouvé refuge, affirme l’hebdomadaire The New Yorker. Le 7 octobre, première nuit des bombardements américains en Afghanistan, un drone (un avion sans pilote) appartenant à la CIA a réussi à repérer un convoi fuyant Kaboul dans lequel se trouvait le mollah Omar, affirme Seymour Hersh, un journaliste d’investigation réputé pour la qualité de ses sources au sein des services secrets américains. Bien qu’étant armé de deux missiles antitanks Hellfire, le drone n’a pas fait feu sur le convoi, la CIA n’ayant pas, selon Seymour Hersh, l’autorisation nécessaire. Le journaliste ne raconte pas comment la CIA a su que le mollah Omar était dans le convoi, mais il affirme qu’un agent sur le terrain a pu confirmer la présence du leader des taliban. L’information a remonté la chaîne de commandement jusqu’au United States Central Command ou Centcom en Floride, où les officiers de permanence étaient seuls habilités à décider d’une attaque éventuelle. Ils ont demandé le feu vert pour pouvoir bombarder l’immeuble dans lequel le mollah Omar, toujours poursuivi par le drone, s’était réfugié. Mais le commandant du Centcom, le général Tommy Franks, a refusé de donner son aval parce que son attaché juridique n’était pas favorable à l’opération, a rapporté un responsable des services secrets à Seymour Hersh. Ce n’est qu’après que le mollah Omar fut reparti que le bâtiment a finalement été bombardé par des F-18 de l’aéronavale, poursuit le New Yorker. Selon un responsable du gouvernement Bush, cité par l’hebdomadaire, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld était vert de rage lorsqu’il a eu vent de l’occasion ratée.
Le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld a éclaté de rage lorsqu’il a appris qu’un responsable militaire américain avait empêché le bombardement d’un immeuble dans lequel le chef des taliban le mollah Mohammad Omar avait trouvé refuge, affirme l’hebdomadaire The New Yorker. Le 7 octobre, première nuit des bombardements américains en Afghanistan, un drone (un avion sans pilote) appartenant à la CIA a réussi à repérer un convoi fuyant Kaboul dans lequel se trouvait le mollah Omar, affirme Seymour Hersh, un journaliste d’investigation réputé pour la qualité de ses sources au sein des services secrets américains. Bien qu’étant armé de deux missiles antitanks Hellfire, le drone n’a pas fait feu sur le convoi, la CIA n’ayant pas, selon Seymour Hersh, l’autorisation nécessaire. Le journaliste...
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