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Actualités - Chronologies

Des civils en insurrection contre les taliban dans deux provinces, affirme l’opposition

Des civils sont en état d’insurrection dans au moins deux provinces de l’ouest de l’Afghanistan où des inscriptions «mort aux taliban» sont apparues sur les murs, a déclaré jeudi Ismaïl Khan, l’un des chefs militaires de l’opposition. Dans une interview à l’AFP par téléphone satellitaire, Ismaïl Khan, qui se trouve dans cette région, a estimé que d’ici à une semaine, ses forces pourraient s’emparer des provinces de Ghor et Badghis où des opérations antitaliban ont été lancées récemment. Il a décidé d’y envoyer des renforts. «Ce qui compte c’est que les civils de ces deux provinces se soulèvent contre les taliban. Ils ne veulent plus être sous domination taliban», a souligné ce héros de la guerre antisoviétique, dont le fief traditionnel se situe plus à l’ouest, à Hérat, non loin de la frontière iranienne. «10 000 civils de Ghor et Hérat disposant d’armes datant de la guerre contre les Soviétiques sont prêts à se battre», a dit Ismaïl Khan, estimant que 80 % des familles ont des armes. Ancien gouverneur de Hérat et allié pendant deux décennies au commandant assassiné Ahmed Shah Massoud, Ismaïl Khan, 54 ans, a encore affirmé que ses forces étaient passées de 3 000 à 5 000 hommes ces dernières semaines. «Les taliban n’ont guère de soutien dans l’ouest du pays et ils ont perdu beaucoup d’hommes lors des récents combats», a ajouté ce stratège militaire d’ethnie tadjike. À Hérat, selon lui, les taliban se font discrets parce que les habitants les considèrent comme des «envahisseurs étrangers». «La culture de Hérat ne permet pas à des étrangers, surtout s’ils viennent de Kandahar (sud de l’Afghanistan) ou du Pakistan, d’opprimer» la population, a-t-il ajouté. «Les gens sont en état de rébellion et expriment leur hostilité en écrivant “mort aux taliban” sur les murs», mais ils attendent une action des forces de l’opposition pour renverser les taliban, a-t-il ajouté. Les tensions ethniques se font de plus en plus vives à Hérat où le groupe dominant est celui des Tadjiks. Les commerçants pachtounes de Kandahar (cœur du pouvoir taliban) font leurs bagages et quittent la ville, a indiqué Ismaïl Khan. Il a déclaré ne bénéficier d’aucun financement iranien. «Pour gagner, nous avons besoin d’argent, d’hommes et d’armes. Nous sommes prêts à accepter de l’aide de tous ceux qui ont nos intérêts à cœur», a-t-il ajouté. Interrogé sur les aspects politiques de la crise, Ismaïl Khan a invité Washington à la «prudence» et a estimé que des taliban et d’autres Pachtounes devaient prendre part au processus de création d’un «gouvernement représentatif». «Nous sommes inquiets de ce que va faire l’Amérique. Les Américains doivent être plus prudents et plus attentifs cette fois» en Afghanistan, a martelé le responsable de l’opposition. Les Pachtounes, dont sont issus les taliban, constituent le groupe ethnique le plus important du pays. Ils sont présents en force dans les provinces frontalières du Pakistan. L’alliance de l’opposition comprend des chefs tadjiks, ouzbeks et hazara chiites, notamment.
Des civils sont en état d’insurrection dans au moins deux provinces de l’ouest de l’Afghanistan où des inscriptions «mort aux taliban» sont apparues sur les murs, a déclaré jeudi Ismaïl Khan, l’un des chefs militaires de l’opposition. Dans une interview à l’AFP par téléphone satellitaire, Ismaïl Khan, qui se trouve dans cette région, a estimé que d’ici à une semaine, ses forces pourraient s’emparer des provinces de Ghor et Badghis où des opérations antitaliban ont été lancées récemment. Il a décidé d’y envoyer des renforts. «Ce qui compte c’est que les civils de ces deux provinces se soulèvent contre les taliban. Ils ne veulent plus être sous domination taliban», a souligné ce héros de la guerre antisoviétique, dont le fief traditionnel se situe plus à l’ouest, à Hérat, non loin de la...