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Actualités - Chronologies

Une ambiance particulière pour le France-Algérie

Si les forces de police considèrent le France-Algérie comme «un match à risque» au même titre qu’un France-Angleterre, cette affiche inédite suscite quelques interrogations dans la population, notamment après les attentats du 11 septembre. À Saint-Denis, comme dans d’autres villes de France, les attaques contre les États-Unis sont sur toutes les lèvres et la proximité du match de football délie certaines langues. «Les Français en parlent beaucoup, mais les vieux Algériens se taisent. Certains comprennent mal pourquoi ce match a été maintenu», explique Alain, gérant d’un café en centre ville qui a une clientèle d’âge mûr. «Il y a même une dame qui cherche à vendre sa place depuis une semaine car elle a peur d’y aller», ajoute Huguette, sa femme. Cette attitude ne surprend pas Malika, Algérienne installée à Saint-Denis depuis quelques années et qui apprécie le football depuis toujours et «certainement plus que (son) fils de 25 ans». «Le sentiment des Algériens est très ambivalent. On sait d’ores et déjà que le score sera en faveur de la France et c’est une évidence pour beaucoup que l’Algérie va être écrasée», explique-t-elle. Avec ou sans Zizou «L’enjeu de la rencontre est de se dire que, dans un moment si particulier concernant la situation internationale, l’équipe vient jouer pour la première fois en France et que cela permettra de parler de l’Algérie autrement.» Quand l’annonce du match a été faite, beaucoup d’Algériens pensaient que Zinedine Zidane, héros des deux côtés de la Méditerranée et symbole, s’il en fallait, de l’intégration, ne jouerait pas ce match. «Cela tournait à l’obsession jusqu’à l’annonce de la sélection», souligne Malika. Pour autant, le contexte international n’est pas forcément dans tous les esprits. Car si les États-Unis et l’Europe découvrent le terrorisme à grande échelle, l’Algérie le vit au quotidien depuis longtemps déjà, estime Malika. «Ce qui se vit aujourd’hui au niveau international, les Algériens le vivent et se battent contre depuis dix ans. Peut-être cela va-t-il aider à comprendre ce qui se passe chez nous», ajoute-t-elle. Pour l’anecdote, le fils de Malika fêtera samedi soir ses 25 ans, chez eux, avec des amis de toutes origines. Les invitations ont été lancées : ceux qui veulent venir avant le match viennent, on le regarde ensemble et après ont fait la fête, sinon, on se retrouve après. «À quelques rares exception près, les amis algériens et franco-algériens seront là pour le match, les Français arriveront ensuite», sourit Malika. Pour autant, pas de psychose dans la ville qui organise ce week-end ses traditionnelles «fêtes de la Saint-Denis». Devant une école maternelle proche du Stade de France, les parents discutent, comme tous les matins. Quand on leur parle de cette rencontre, la réponse est immuable. «Je serai plus inquiet s’il s’agissait d’un France – Angleterre ou d’un France – Allemagne».
Si les forces de police considèrent le France-Algérie comme «un match à risque» au même titre qu’un France-Angleterre, cette affiche inédite suscite quelques interrogations dans la population, notamment après les attentats du 11 septembre. À Saint-Denis, comme dans d’autres villes de France, les attaques contre les États-Unis sont sur toutes les lèvres et la proximité du match de football délie certaines langues. «Les Français en parlent beaucoup, mais les vieux Algériens se taisent. Certains comprennent mal pourquoi ce match a été maintenu», explique Alain, gérant d’un café en centre ville qui a une clientèle d’âge mûr. «Il y a même une dame qui cherche à vendre sa place depuis une semaine car elle a peur d’y aller», ajoute Huguette, sa femme. Cette attitude ne surprend pas Malika, Algérienne...