Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Swissair reçoit une aide gouvernementale et reprend ses vols aujourd’hui

Face à l’annulation des vols de la Swissair pour la deuxième journée consécutive et devant la colère croissante à l’encontre des banques, le gouvernement suisse a décidé mercredi d’octroyer 450 M FS à la compagnie en quasi-faillite qui reprendra ses vols dès jeudi. Ce crédit-relais devrait permettre à Swissair d’assurer ses liaisons aériennes jusqu’au 28 octobre, a annoncé le gouvernement à l’issue d’une réunion extraordinaire. Plusieurs manifestations de salariés inquiets ont émaillé la journée. Les banques, jugées responsables de la débâcle de ce qui fut jadis un des fleurons de l’économie suisse, ont été la cible de virulentes critiques à la fois dans la classe politique et chez les manifestants. Certains ont ainsi rebaptisé l’UBS, premier établissement financier du pays, «United Bandits of Switzerland». Lundi, Marcel Ospel, patron de l’UBS, s’est allié avec celui du Crédit Suisse, Lukas Muhlemann, pour boucler un «plan de sauvetage» de 1,35 milliard de FS (900 millions d’euros). Dans ce cadre, ils ont notamment racheté pour 260 M FS (173 M EUR) 70 % des actions détenues par Swissair dans Crossair, la compagnie régionale appelée à reprendre les activités aériennes de Swissair. Mais, alors que l’action Swissair cotait 350 FS fin 1999, avant l’annonce des difficultés de la compagnie, elle ne cotait plus qu’environ 40 FS fin septembre, prix qu’ont payé les banquiers. Mercredi, l’action ne cotait plus que 1,27 FS, après deux jours de suspension, ce qui signifie que les quelque 44 000 petits actionnaires de Swissair ont quasiment tout perdu. Alors que la veille, le gouvernement s’était plaint de ne pouvoir joindre les banquiers, des pourparlers au plus haut niveau ont été engagés mercredi à Berne entre une délégation du Conseil fédéral (gouvernement), le patron du Crédit Suisse et celui de Swissair Mario Corti. Le gouvernement s’était montré jusqu’ici réticent à renflouer le groupe privé dont il ne possède que 3 % des actions. Après l’annonce de la faillite partielle, Berne a également refusé de s’engager dans le capital de Crossair. Mais l’immobilisation des avions Swissair a changé la donne et le gouvernement a finalement accordé un crédit-relais d’urgence pour la reprise des activités aériennes. Les banques s’engagent pour leur part sur une rallonge de plus de 100 M FS qui s’ajoutent aux 510 M FS annoncés lundi, dans le plan de sauvetage. Les 470 vols Swissair prévus mercredi dans le monde ont dû être annulés, les fournisseurs de Swissair, alarmés par l’état de quasi-faillite de la compagnie annoncé lundi, ayant refusé, comme mardi, de livrer du kérosène. Trente-neuf mille personnes détentrices d’un billet d’avion Swissair sont restées mercredi en rade dans les aéroports du monde entier. Dix-neuf mille avaient subi le même sort la veille. Au total, ce sont 80 000 personnes qui possèdent des titres de transport Swissair. Swissair n’a offert aucune solution d’hébergement aux passagers désorientés. Elle n’était pas en mesure non plus de rembourser les billets. Elle a toutefois réussi à rapatrier tous ses appareils immobilisés à l’étranger.
Face à l’annulation des vols de la Swissair pour la deuxième journée consécutive et devant la colère croissante à l’encontre des banques, le gouvernement suisse a décidé mercredi d’octroyer 450 M FS à la compagnie en quasi-faillite qui reprendra ses vols dès jeudi. Ce crédit-relais devrait permettre à Swissair d’assurer ses liaisons aériennes jusqu’au 28 octobre, a annoncé le gouvernement à l’issue d’une réunion extraordinaire. Plusieurs manifestations de salariés inquiets ont émaillé la journée. Les banques, jugées responsables de la débâcle de ce qui fut jadis un des fleurons de l’économie suisse, ont été la cible de virulentes critiques à la fois dans la classe politique et chez les manifestants. Certains ont ainsi rebaptisé l’UBS, premier établissement financier du pays, «United Bandits...