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Actualités - Chronologies

Maquillage, coiffure, soins - La beauté à l’hôpital

Une association américaine, fondée il y a trente-cinq ans aux États-Unis, a pour but d’encourager les femmes invalides, gravement atteintes et alitées, de s’intéresser à leur apparence. Cet objectif se classe dans un ensemble de démarches pour la promotion des métiers de la beauté. Implantée en Europe, elle est active en France où, en 1991, elle a ouvert un centre de beauté dans le cadre de l’Institut Gustave Roussy, consacré à la recherche et à l’étude du cancer et d’autres maladies. Le principe de la démarche, qu’on souhaiterait voir naître aussi au Liban, serait de soigner le malade en s’occupant de son moral par le biais des soins esthétiques. L’idée s’est avérée tellement efficace qu’en dix ans, huit centres ont été implantés dans les hôpitaux de Paris et trois nouveaux sont en voie d’implantation dans des structures hospitalières en Île-de-France. Un premier centre hors de la capitale doit être inauguré, sous peu, à Grenoble. La recherche de fonds et la formation d’un personnel adéquat constituent, avec la mise au point d’un suivi psychologique innovateur, le stade actuel des travaux. Les esthéticiennes recrutées possèdent toutes les attestations de la formation de base (diplôme d’État en soins esthétiques). Mais il s’agit d’ajouter la formation spécifique et un très important suivi psychologique. Selon les spécialistes, il s’agit d’apprivoiser les malades, petit à petit, afin qu’ils puissent, hommes et femmes, se rendre au cabinet des soins, qu’ils soient à pied, en béquilles ou en fauteuil roulant. Ils s’habituent, ainsi, à sortir de leur chambre et du contexte de la maladie. Établir un climat de confiance et apporter des conseils spécifiques constituent la base de cette nouvelle démarche. Sans oublier que la majorité de ces personnes n’ont jamais mis le pied dans un institut de beauté. Il y a donc à ajouter, pour hommes et femmes, un travail d’accompagnement. Il faut pouvoir intervenir aussi quand le moral est bas. Il s’agit parfois de malades hospitalisés durant des mois, sans espoir d’amélioration. Par le biais de l’esthétique, ils réapprennent à s’aimer, à s’accepter, à vivre... Un détail qui a son importance à Garches, 20 % des patients sont des hommes. Malheureusement, cette entreprise a un prix. Un centre de beauté coûte par jour plus de 10 000 dollars. Cinq fois plus s’il est ouvert tous les jours, du lundi au vendredi, comme c’est le cas à l’Institut Gustave Roussy. En France, les fonds proviennent d’un gala annuel, de grandes entreprises et de particuliers qui coopèrent dans un total anonymat. Objectif ultime : démontrer que la beauté n’est pas futile mais utile. Entre les mains d’une esthéticienne, le malade se détend, revit. L’esthétique fait partie du processus de la guérison et de la réinsertion, au même titre que la rééducation et la kinésithérapie... Qu’attendons-nous pour mettre sur pied pareille initiative au Liban ? Les bonnes volontés doivent être nombreuses et, sans doute, les donateurs aussi. C’est là un domaine qui nous touche tous, puisque personne n’est absolument sûr de ce que l’avenir lui cache...
Une association américaine, fondée il y a trente-cinq ans aux États-Unis, a pour but d’encourager les femmes invalides, gravement atteintes et alitées, de s’intéresser à leur apparence. Cet objectif se classe dans un ensemble de démarches pour la promotion des métiers de la beauté. Implantée en Europe, elle est active en France où, en 1991, elle a ouvert un centre de beauté dans le cadre de l’Institut Gustave Roussy, consacré à la recherche et à l’étude du cancer et d’autres maladies. Le principe de la démarche, qu’on souhaiterait voir naître aussi au Liban, serait de soigner le malade en s’occupant de son moral par le biais des soins esthétiques. L’idée s’est avérée tellement efficace qu’en dix ans, huit centres ont été implantés dans les hôpitaux de Paris et trois nouveaux sont en voie...