Le prince Al-Walid tente de redorer l’image de l’Arabie aux États-Unis
le 03 octobre 2001 à 00h00
L’homme d’affaires et milliardaire séoudien Al-Walid ben Talal, qui compte plusieurs investissements importants aux États-Unis, s’est efforcé hier dans un entretien à la presse de redorer l’image de l’Arabie séoudite, mise à mal à la suite des attentats du 11 septembre. Dans l’entretien au quotidien britannique Financial Times, le prince Al-Walid relève que les attentats antiaméricains n’ont pas affecté ses relations d’affaires avec les sociétés américaines, mais que la perception des Séoudiens aux États-Unis «ne sera plus la même». «Notre travail, en tant que politiciens et hommes d’affaires, est de minimiser les effets en faisant preuve de solidarité avec le monde occidental et en condamnant le terrorisme», dit-il. «Ça ne m’a pas affecté et je ne prévois pas que ce soit le cas dans l’avenir», a-t-il assuré, mais «les affaires ne sont pas les mêmes (...) et la perception qu’ont les Américains des Séoudiens ne sera plus la même». Le prince Al-Walid, un neveu du roi Fahd, possède une fortune personnelle estimée à 20,3 milliards de dollars et est le cinquième homme d’affaires le plus riche du monde, selon le classement du magazine américain Forbes. Il a construit son empire financier en investissant dans de grandes sociétés confrontées à des difficultés. Cité par le quotidien, il a ajouté que sa politique d’investissement n’avait pas changé après les attentats et qu’il accumulait des actions américaines depuis le 11 septembre. Le prince Al-Walid s’est déclaré un «allié des Américains, politiquement, économiquement et financièrement». «Tous mes investissements sont là-bas, mais je suis aussi proarabe et proislam», a-t-il dit.
L’homme d’affaires et milliardaire séoudien Al-Walid ben Talal, qui compte plusieurs investissements importants aux États-Unis, s’est efforcé hier dans un entretien à la presse de redorer l’image de l’Arabie séoudite, mise à mal à la suite des attentats du 11 septembre. Dans l’entretien au quotidien britannique Financial Times, le prince Al-Walid relève que les attentats antiaméricains n’ont pas affecté ses relations d’affaires avec les sociétés américaines, mais que la perception des Séoudiens aux États-Unis «ne sera plus la même». «Notre travail, en tant que politiciens et hommes d’affaires, est de minimiser les effets en faisant preuve de solidarité avec le monde occidental et en condamnant le terrorisme», dit-il. «Ça ne m’a pas affecté et je ne prévois pas que ce soit le cas dans...
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