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Actualités - Chronologies

Le « Code mondial d’éthique du tourisme », - un garde-fou d’actualité

L’Organisation mondiale du tourisme a approuvé à Séoul la création d’un «Comité mondial d’éthique du tourisme» chargé de veiller au respect d’un code de bonne conduite, dont les principes idéalistes revêtent une actualité toute particulière après les attaques du 11 septembre. Le «Code mondial d’éthique du tourisme», prônant un tourisme respectueux des hommes, des cultures locales et de l’environnement, avait été adopté au Chili en 1999 par l’organisation, réunie tous les deux ans pour voter ses grands chantiers. Il définit le tourisme comme «une force vive au service de la paix et un facteur d’amitié et de compréhension entre les peuples du monde». Les États y adhérant doivent notamment assurer la sécurité de leurs visiteurs et «les attentats, agressions, enlèvements ou menaces visant les touristes, de même que les destructions volontaires d’installations touristiques ou d’éléments du patrimoine culturel ou naturel, doivent être sévèrement condamnés et réprimés». L’assemblée générale 2001 de l’OMT (139 pays membres), conviée à Séoul, a condamné «énergiquement» jeudi soir les «actes odieux de terrorisme» perpétrés aux États-Unis, en soulignant «la dimension morale et éthique de cette situation et la pertinence des principes énoncés dans le Code mondial du tourisme». Séparément, une «Déclaration de Séoul sur la paix et le tourisme» – rédigée par le secrétaire général de l’OMT et le ministre de la Culture et du Tourisme de la République de Corée – a réaffirmé les objectifs généreux du code. «Par le développement du tourisme, nous cherchons à éliminer toute forme de discrimination fondée notamment sur la nation, la région, la race, la religion, l’idéologie, le sexe, ainsi qu’à faciliter l’harmonie de l’humanité et à élargir le champ de la coopération mutuelle et de la coexistence», stipule en particulier cette déclaration. Au cours des deux dernières années, le «Code mondial d’éthique du tourisme» a été traduit dans 16 langues, 57 pays ont signalé avoir pris diverses mesures pour en appliquer les principes et plusieurs États ont incorporé des éléments du texte dans leur législation nationale, précise l’OMT. L’Assemblée générale des Nations unies pourrait aussi prochainement donner son aval au code. Un pas supplémentaire a été franchi à la réunion de Séoul par les membres de l’OMT, qui ont donné leur feu vert pour la mise en place avant juin prochain d’un «Comité d’éthique du tourisme». Composé de douze personnalités indépendantes et de douze suppléants issus des États membres de l’OMT, il exercera une fonction «d’observatoire» du respect des principes du code. Et pour la prochaine assemblée générale, à l’automne 2003, ce comité aura concocté «un mécanisme de conciliation en vue du règlement de litiges». Les membres de ce comité pourront donc à l’avenir être saisis d’une demande de règlement d’un litige d’ordre éthique, par un État, un organisme, ou une entreprise, et ils émettront un avis. L’initiative reposera toutefois sur une base «volontaire», n’imposant pas aux États souverains de tenir compte de cet avis. Après avoir sondé ses membres, l’OMT avait en effet renoncé il y a deux ans à imposer une instance «d’arbitrage» dont les décisions auraient eu un caractère plus coercitif. Un tel exercice aurait d’ailleurs été acrobatique, les principes du code d’éthique restant quelque peu éloignés des pratiques en vigueur dans certains pays membres de l’OMT.
L’Organisation mondiale du tourisme a approuvé à Séoul la création d’un «Comité mondial d’éthique du tourisme» chargé de veiller au respect d’un code de bonne conduite, dont les principes idéalistes revêtent une actualité toute particulière après les attaques du 11 septembre. Le «Code mondial d’éthique du tourisme», prônant un tourisme respectueux des hommes, des cultures locales et de l’environnement, avait été adopté au Chili en 1999 par l’organisation, réunie tous les deux ans pour voter ses grands chantiers. Il définit le tourisme comme «une force vive au service de la paix et un facteur d’amitié et de compréhension entre les peuples du monde». Les États y adhérant doivent notamment assurer la sécurité de leurs visiteurs et «les attentats, agressions, enlèvements ou menaces visant les...