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Actualités - Chronologies

DETTE - Standard and Poor’s dégrade la note du Liban

L’agence de notation Standard and Poor’s a annoncé hier qu’elle abaissait à «B», contre «B+» précédemment, la note de l’endettement à long terme du Liban, celle-ci étant assortie d’une perspective négative. Standard and Poor’s estime que le projet de budget 2002, qui prévoit une hausse du déficit budgétaire à 16,8 % du PIB, contre 22 % du PIB en 2001, sera insuffisant pour contenir la hausse rapide de la dette publique. La dette du Liban devrait représenter 170 % du PIB en 2002, contre 163 % en 2001, et les intérêts de la dette absorbent déjà 91 % des recettes de l’État, ajoute l’agence dans un communiqué. De plus, la perspective d’une accélération des privatisations et de la croissance, essentiel les pour stabiliser la dette, est remise en cause par un environnement géopolitique incertain, selon Standard and Poor’s. Les notes à court terme restent inchangées. Cette nouvelle fait suite à une décision similaire de dégrader la notation de la dette libanaise par l’agence de notation Fitch Ibca qui considère désormais les emprunts libanais comme «hautement spéculatifs». Ce déclassement n’est pas de nature à faciliter la tâche du gouvernement libanais qui devra redoubler d’arguments pour convaincre les investisseurs internationaux de lui prêter des devises. Pour l’instant, le gouvernement contourne le problème en lançant des emprunts internationaux en devises qui sont en fait majoritairement souscrits par les banques libanaises. Celles-ci acceptent tacitement de payer moins cher le risque lié au Liban que d’autres investisseurs ne l’auraient fait. Mais la capacité de financement des banques commerciales locales n’est pas illimitée. Le président de l’Association des banques a déjà lancé des avertissements en ce sens. M. Farid Raphaël avait déclaré que les banques libanaises ont les moyens de prêter des devises à l’État, mais qu’elles ne continueront pas à le faire si le gouvernement ne prend pas des mesures drastiques pour redresser ses finances. Le gouvernement s’est trouvé contraint à recourir à des émissions d’emprunts obligataires en devises pour diversifier sa dette. Celle-ci est majoritairement libellée en livres libanaises et impose à l’État des charges financières très lourdes en raison des taux d’intérêt élevés sur les emprunts en livres. La stratégie de diversification de la dette en devises a toutefois ses limites : plus l’État emprunte des devises, plus sa capacité de rembourser sa dette est mise en question. Cela est d’autant plus vrai pour un pays qui, comme le Liban, souffre d’une balance des paiements régulièrement déficitaire. À terme, la question est en effet de savoir si l’économie libanaise produit assez de devises pour rembourser sa dette. Celle-ci bat déjà des records mondiaux si on la compare à la production nationale libanaise.
L’agence de notation Standard and Poor’s a annoncé hier qu’elle abaissait à «B», contre «B+» précédemment, la note de l’endettement à long terme du Liban, celle-ci étant assortie d’une perspective négative. Standard and Poor’s estime que le projet de budget 2002, qui prévoit une hausse du déficit budgétaire à 16,8 % du PIB, contre 22 % du PIB en 2001, sera insuffisant pour contenir la hausse rapide de la dette publique. La dette du Liban devrait représenter 170 % du PIB en 2002, contre 163 % en 2001, et les intérêts de la dette absorbent déjà 91 % des recettes de l’État, ajoute l’agence dans un communiqué. De plus, la perspective d’une accélération des privatisations et de la croissance, essentiel les pour stabiliser la dette, est remise en cause par un environnement géopolitique...