Platon (428-347 avant J-C) fut le premier à parler de l’Atlantide dans deux dialogues : le Timée et le Critias. Il situe la fin tragique de l’Atlantide dans les années 9500 avant notre ère. Dans le Timée, Critias raconte que Solon (son père), en voyage à Saïs, en Égypte, interrogea un prêtre sur l’Antiquité. Celui-ci lui dit que, jadis, il y avait : «...Une immense puissance qui marchait insolemment sur l’Europe et l’Asie tout entières, venant d’un autre monde situé dans l’océan Atlantique. «On pouvait alors traverser cet océan ; car il s’y trouvait une île devant ce détroit que vous appelez, dites-vous, les colonnes d’Hercule. Cette île était plus grande que la Libye et l’Asie réunies. De cette île, on pouvait alors passer dans les autres îles et de celles-ci gagner tout le continent qui s’étend en face d’elles et borde cette véritable mer. «... Or, dans cette île Atlantide, des rois avaient formé une grande et admirable puissance, qui étendait sa domination sur l’île entière et sur beaucoup d’autres îles, et quelques parties du continent. En outre, en deçà du détroit, de notre côté, ils étaient maîtres de la Libye jusqu’à l’Égypte, et de l’Europe jusqu’à la Tyrrhénie... Mais dans le temps qui suivit, il y eut des tremblements de terre et des inondations extraordinaires, et, dans l’espace d’un seul jour et d’une seule nuit néfastes, tout ce que vous aviez de combattants fut englouti d’un seul coup dans la terre, et l’île Atlantide, s’étant abîmée dans la mer, disparut de même». Ce texte célèbre, écrit Jacques Collina-Girard dans son étude, «a fait rechercher cette Atlantide abîmée dans la mer en Amérique, aux Açores, aux Canaries, à Madère, en Islande, en Crète, en Tunisie, en Suède, en Afrique occidentale, ou même au Sahara».
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