La France est devenue l’an dernier le principal bénéficiaire des transferts financiers européens, qui restent en grande partie financés par l’Allemagne malgré une réduction de la contribution nette de ce pays. La Commission européenne a dévoilé mardi des données qui étaient naguère confidentielles, tant ses responsables craignaient de susciter des réactions de rejet dans les pays qui versent plus au budget commun que ce qu’ils en reçoivent. La règle de la transparence permet désormais d’apprendre que l’Allemagne, qui a financé en 2000 le quart du budget européen de 73 milliards d’euros (hors dépenses administratives), a été contributrice nette à hauteur de 9,2 milliards d’euros, soit 200 millions d’euros de moins qu’en 1999. Le Royaume-Uni, après avoir encaissé sa «ristourne» gagnée de haute lutte par l’ancien Premier ministre britannique Margaret Thatcher, paie 3,7 milliards d’euros de plus que ce qu’il enregistre en termes de transferts. La France, avec une contribution nette de 1,4 milliard d’euros en 2000, est très proche de la Suède (1,1 milliard), pourtant moins peuplée et moins riche. Cette situation s’explique par l’importance des transferts dont bénéficie la France (12,1 milliards d’euros, soit 16,7 % du total), essentiellement grâce à la taille de son agriculture. Elle est suivie, côté «recettes», par l’Espagne (10,9 milliards d’euros), l’Italie (10,7 milliards) et l’Allemagne (10,2 milliards), même si certains paiements en faveur de Madrid, qui ont été retardés, auraient pu changer la donne. Parmi les huit contributeurs nets de l’Union européenne, la France est la mieux lotie, puisque son solde ne représente que 0,1 % de son PIB, contre 0,5 % pour la Suède et 0,47 % pour l’Allemagne, qui sont suivies par les Pays-Bas, le Luxembourg, l’Autriche, le Royaume-Uni et la Belgique. Les sept autres pays sont des bénéficiaires nets, la Grèce étant la mieux placée avec un solde équivalent à 3,6 % de son PIB, suivie par le Portugal, l’Irlande, l’Espagne, la Finlande, le Danemark et l’Italie. Ces données risquent d’être utilisées par les partisans d’une réduction de la contribution nette allemande lors de la décision sur le financement de l’Europe élargie.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La France est devenue l’an dernier le principal bénéficiaire des transferts financiers européens, qui restent en grande partie financés par l’Allemagne malgré une réduction de la contribution nette de ce pays. La Commission européenne a dévoilé mardi des données qui étaient naguère confidentielles, tant ses responsables craignaient de susciter des réactions de rejet dans les pays qui versent plus au budget commun que ce qu’ils en reçoivent. La règle de la transparence permet désormais d’apprendre que l’Allemagne, qui a financé en 2000 le quart du budget européen de 73 milliards d’euros (hors dépenses administratives), a été contributrice nette à hauteur de 9,2 milliards d’euros, soit 200 millions d’euros de moins qu’en 1999. Le Royaume-Uni, après avoir encaissé sa «ristourne» gagnée de haute...