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Actualités - Conferences Et Seminaires

Danièle Poliautre : « Il faut faire participer la population »

Danièle Poliautre, adjointe au maire de Lille (France), était l’une des représentantes de mairies au cours du colloque. «Ce qui me paraît très important, c’est la volonté affichée par une ville de s’engager dans une démarche de développement durable, autant pour la protection de l’environnement que pour le traitement des questions sociales dans l’élaboration d’un agenda 21 et dans sa mise en œuvre, souligne-t-elle. Un tel plan ne peut cependant être élaboré que s’il y a une implication des populations dans cette démarche, dans le cadre de nouvelles formes de démocratie qu’on appelle nouvelle gouvernance. Je pense qu’il n’y aura pas de traduction des engagements de Rio si les villes ne facilitent pas cette prise en compte, par l’ensemble des acteurs du terrain, des questions de changement de comportement, de modes de consommation, etc.». À la question de savoir comment cela pouvait être réalisé concrètement, Mme Poliautre avoue que la tâche présente des difficultés parce qu’elle va à l’encontre d’une certaine idée du développement. «Pour impliquer la population, il faut faire des démonstrations très concrètes pour montrer à la population que non seulement elle participe au processus, mais qu’elle en bénéficie également, dit-elle. À titre d’exemple, quand on pousse les consommateurs à économiser de l’énergie ou de l’eau, c’est aussi un allègement de dépenses pour les ménages. De plus, les préoccupations concernant les enfants, les générations futures, la santé prennent de plus en plus de place dans les esprits, ce qui peut constituer une bonne introduction pour aborder les problèmes de pollution, de gestion des ressources…». En quoi une coordination renforcée entre les villes francophones peut-elle aider ? Le débat dans le cadre de ce colloque a montré à quel point une ville ne doit pas rester isolée dans sa lutte pour le développement, estime Mme Poliautre. Le réseau francophone représente un milieu idéal pour réfléchir ensemble et pour faire progresser cette démarche à un niveau qui s’avère nécessaire. Ce regroupement peut parallèlement faire dans l’avenir pression sur les Nations unies pour faire reconnaître le renforcement du rôle des villes». Croit-elle que ce colloque va aboutir à une coordination concrète ? «La manière dont on a travaillé montre qu’il y aura des propositions très concrètes, assure-t-elle. À travers les discussions ont émergé les vraies questions, pour lesquelles nous n’avons pas encore forcément des réponses, mais nous allons nous donner de toute façon les moyens d’avancer».
Danièle Poliautre, adjointe au maire de Lille (France), était l’une des représentantes de mairies au cours du colloque. «Ce qui me paraît très important, c’est la volonté affichée par une ville de s’engager dans une démarche de développement durable, autant pour la protection de l’environnement que pour le traitement des questions sociales dans l’élaboration d’un agenda 21 et dans sa mise en œuvre, souligne-t-elle. Un tel plan ne peut cependant être élaboré que s’il y a une implication des populations dans cette démarche, dans le cadre de nouvelles formes de démocratie qu’on appelle nouvelle gouvernance. Je pense qu’il n’y aura pas de traduction des engagements de Rio si les villes ne facilitent pas cette prise en compte, par l’ensemble des acteurs du terrain, des questions de changement de...