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Actualités - Chronologies

Compagnies aériennes, délits d’initiés : - les grands argentiers sur la brèche

Les ministres des Finances et gouverneurs des Banques centrales de l’Union européenne se sont confrontés samedi à Liège (est) aux conséquences des attentats aux États-Unis : menace de récession, assurances des compagnies aériennes, enquête sur des délits d’initiés. Après deux jours de discussions, les ministres ont finalement dégagé un accord sur un système de garanties de crédit pour aider les compagnies aériennes à faire face à l’explosion de leurs primes de risque à la suite des attentats. Le système repose sur trois conditions : il sera mis en place pour une durée limitée à un mois, uniquement pour l’assurance de dommages découlant de risques de terrorisme ou de guerre et pour «une prime raisonnable», a expliqué M. Reynders, lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion informelle des ministres des Finances. «Nous sommes dans un cas de force majeure. Avec ce mécanisme, l’État permet que l’augmentation des primes d’assurances soit couverte», a expliqué le ministre français de l’Économie et des Finances, Laurent Fabius. «C’est une mesure de solidarité destinée à faire face à une situation d’urgence», a-t-il ajouté. Ce système est décidé pour «le court terme», a insisté M. Reynders, en soulignant le «souci» des Quinze «de retrouver le plus rapidement possible des solutions fondées sur les règles du marché». «Nous avons voulu rappeler qu’il n’est pas question d’imaginer des aides d’État qui seraient contraires au traité» de l’UE, a ajouté le ministre. Les ministres ont également demandé un «rapport précis» sur les enquêtes sur des possibles délits d’initiés avant les attentats qui ont frappé les États-Unis le 11 septembre. C’est au comité des superviseurs boursiers européens, mis en place il y a quelques jours, que les grands argentiers européens ont demandé de préparer ce rapport «sur les enquêtes lancées dans les différents États membres ces derniers jours à propos d’éventuels délits d’initiés autour des événements terroristes». Ce rapport devra être présenté le 16 octobre lors de la réunion commune des ministres européens des Finances, de la Justice et de l’Intérieur, a précisé M. Reynders. Les ministres ont réitéré leur confiance dans la capacité de l’Union européenne à résister au choc venu des États-Unis après les événements tragiques du 11 septembre. Ainsi, Laurent Fabius a catégoriquement rejeté l’hypothèse d’une récession européenne. «Il ne faut pas décrire une situation qui n’existe pas», a-t-il affirmé lors d’un point de presse. «En Europe, nous avons les éléments pour résister, surtout si nous avons une politique coordonnée», a-t-il insisté. En revanche, accaparés par les répercussions des attentats, les ministres ont à peine débattu de la mondialisation et d’une possible taxation des mouvements de capitaux. La Belgique, qui préside l’Union européenne (UE) jusqu’au 31 décembre, avait mis le dossier d’une taxation sur les mouvements spéculatifs, comme la «taxe Tobin» souhaitée par les mouvements antimondialisation, à l’ordre du jour de la réunion. Mais les responsables économiques européens se sont contentés d’un accord sur la procédure à suivre. La présidence belge a proposé de confier à la Commission européenne une réflexion sur la mondialisation et une analyse des avantages et inconvénients d’une taxe type «Tobin». De quoi irriter les mouvements antimondialisation dont un millier de manifestants, représentant quelque 180 associations issues de 30 pays, ont défilé samedi après-midi dans les rues de Liège. La veille, les syndicats européens avaient réuni plus de 10 000 personnes en faveur de «l’Europe sociale».
Les ministres des Finances et gouverneurs des Banques centrales de l’Union européenne se sont confrontés samedi à Liège (est) aux conséquences des attentats aux États-Unis : menace de récession, assurances des compagnies aériennes, enquête sur des délits d’initiés. Après deux jours de discussions, les ministres ont finalement dégagé un accord sur un système de garanties de crédit pour aider les compagnies aériennes à faire face à l’explosion de leurs primes de risque à la suite des attentats. Le système repose sur trois conditions : il sera mis en place pour une durée limitée à un mois, uniquement pour l’assurance de dommages découlant de risques de terrorisme ou de guerre et pour «une prime raisonnable», a expliqué M. Reynders, lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion...