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Actualités - Chronologies

NATIONS UNIES - La Suisse aux portes de l’Onu

La Suisse a toutes les chances de rejoindre l’Onu en 2002, après le feu vert du Parlement helvétique à son adhésion, tout en conservant sa neutralité, estimaient hier les analystes politiques. Mercredi, la Chambre basse du Parlement, le Conseil national, a approuvé par une écrasante majorité de 153 voix sur 200 une initiative populaire demandant une telle adhésion, initiative qui sera soumise à un vote, très probablement en mars ou en juin prochains. En juin, la Chambre haute du Parlement, le Conseil des États, avait fait de même, suivant en cela une recommandation du gouvernement, le Conseil fédéral de décembre dernier. Ainsi, toutes les grandes formations politiques du pays, représentées au Parlement et au gouvernement, sont favorables à cette adhésion, à l’exception d’une frange de la droite populiste regroupée autour de l’Union démocratique du centre (UDC) et de son chef, le milliardaire Christophe Blocher, qui voit dans ce geste une atteinte à la neutralité du pays. Ce dernier argument a été balayé par de nombreux parlementaires qui, tour à tour, ont rappelé l’absence de contradiction entre le principe de neutralité et l’adhésion à une organisation internationale comme celle des Nations unies. L’Irlande, la Suède, l’Autriche, la Finlande, autant de pays neutres en Europe, sont également membres des Nations unies, ont-il souligné. Dans une série d’interviews, le chef de la diplomatie suisse, Joseph Deiss, martèle à l’envi cette distinction et insiste sur le fait que le concept de neutralité s’applique uniquement à une situation militaire. «La question de la neutralité se pose dès qu’il s’agit d’opérations militaires», déclarait-il encore mercredi au journal suisse Le Temps. Ce principe de neutralité face aux opérations militaires, dont certaines ont reçu l’aval du Conseil de sécurité de l’Onu, a déjà été écorné par Berne qui a accepté le survol du territoire suisse par des avions de l’Otan, comme ce fut notamment le cas au printemps 1999 lors des raids aériens au Kosovo et en Serbie. Après les attentats du 11 septembre aux États-Unis, la Suisse a nettement eu l’impression de se sentir en porte-à-faux, n’ayant pas été pas associée à la condamnation unanime du terrorisme par l’Onu, à la fois par l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité. Paradoxe des paradoxes, la Suisse accueille sur son sol la plupart des agences de l’Onu, y compris le siège européen de l’Organisation au palais des Nations, siège de l’ancienne Société des Nations dont elle a été l’un des membres fondateurs, disparue dans la tourmente de la Deuxième Guerre mondiale.
La Suisse a toutes les chances de rejoindre l’Onu en 2002, après le feu vert du Parlement helvétique à son adhésion, tout en conservant sa neutralité, estimaient hier les analystes politiques. Mercredi, la Chambre basse du Parlement, le Conseil national, a approuvé par une écrasante majorité de 153 voix sur 200 une initiative populaire demandant une telle adhésion, initiative qui sera soumise à un vote, très probablement en mars ou en juin prochains. En juin, la Chambre haute du Parlement, le Conseil des États, avait fait de même, suivant en cela une recommandation du gouvernement, le Conseil fédéral de décembre dernier. Ainsi, toutes les grandes formations politiques du pays, représentées au Parlement et au gouvernement, sont favorables à cette adhésion, à l’exception d’une frange de la droite populiste...