Réunis pour la deuxième journée consécutive, spécialistes et amateurs des nouvelles technologies de l’information ont communiqué, hier, au sein du campus de l’École supérieure des affaires, sur le thème l’implication de l’Internet dans les relations interentreprises. Sans être amer, le constat de l’utilisation des nouveaux outils d’information n’aurait plus, selon les spécialistes, l’enthousiasme des professionnels. Une ère technologique nouvelle est certainement née, mais le manque de maîtrise ou d’imagination n’a pas encore permis des applications efficientes dans la plupart des domaines économiques. Mme Cécile Moulard, consultante et professeur à HEC, a dressé, hier, un tableau, très imagé, de l’évolution de l’Internet en entreprise et des entreprises dites de la nouvelle économie. À en croire son exposé, les jeunes génies, fraîchement millionnaires, portant tee-shirt et baskets, ont laissé les bureaux «open space» et leur sauna pour se mouler, à nouveau, dans des costumes-cravates et chausser de traditionnels mocassins. Pire, les entreprises dites «start-up» qui ont survécu au crash et qui restent estampillées «dot.corp» ont été dotées de cadres aguerris par l’ancien monde ! Le message est donc clair : il s’agit non plus de s’extasier devant une nouvelle économie, mais d’intégrer ces outils formidables de communication, dans les entreprises productives. Sur cette base, des économies d’échelles substantielles sont prévisibles pour les firmes qui apprivoiseront le Net. L’entreprise en réseau, voici l’enjeu du «B to B». «Sans son intégration sur un réseau, l’entreprise, quelle qu’elle soit, est vouée à disparaître», a lancé M. Frédéric Delclos, responsable de la CCIP. Pour que ce précepte devienne réalité, il faut néanmoins que les réseaux en question soient fiables, afin que les entreprises en usent comme vecteur, entre elles. Pour cela, les Chambres de commerce, à travers le monde, ont déjà mis en place des moyens de sécurisation des transactions, en dehors des sûretés financières. Ce système permet l’identification de la firme et la certification automatique, par les organismes officiels, de la signature électronique des responsables, lors d’une transaction. Les sociétés qui bénéficient de ce service ont le label «Chambersign». Grâce à cette authentification, les CCI veulent établir la confiance en un monde qui est aux confins du Net et de l’entreprise. Reste un dernier obstacle : celui du langage utilisé par la population des internautes. En effet, les spécialistes ont mis en évidence que 60 % des 400 millions d’utilisateurs d’Internet, sur la planète, ne communiquent pas en anglais. Cela implique une adaptation multilinguistique, mais aussi multiculturelle. Autant de challenges qui détermineront peut-être, dans les prochaines années, de l’essor ou de l’agonie du web.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Réunis pour la deuxième journée consécutive, spécialistes et amateurs des nouvelles technologies de l’information ont communiqué, hier, au sein du campus de l’École supérieure des affaires, sur le thème l’implication de l’Internet dans les relations interentreprises. Sans être amer, le constat de l’utilisation des nouveaux outils d’information n’aurait plus, selon les spécialistes, l’enthousiasme des professionnels. Une ère technologique nouvelle est certainement née, mais le manque de maîtrise ou d’imagination n’a pas encore permis des applications efficientes dans la plupart des domaines économiques. Mme Cécile Moulard, consultante et professeur à HEC, a dressé, hier, un tableau, très imagé, de l’évolution de l’Internet en entreprise et des entreprises dites de la nouvelle économie. À en...