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Actualités - Chronologies

Une armée de gueux qui s’appuie - sur les volontaires étrangers

L’armée afghane est une armée de gueux dont les éléments les plus combatifs et les mieux équipés sont les volontaires étrangers, avec, au premier rang, les partisans d’Oussama Ben Laden. «Il n’y a pas de forces armées au sens d’une armée d’État», relève, à propos de l’Afghanistan, The Military Balance, publication annuelle de The International Institute for Strategic Studies de Londres qui fait autorité dans ce domaine. Les taliban – les «étudiants» en arabe – ne sont pas constitués en unités régulières et il est impossible, relève The Military Balance, de savoir comment les différentes factions composant ce mouvement se sont partagées l’équipement dont ils se sont emparés en prenant le contrôle de Kaboul et de 85 à 90 % du territoire afghan. Et, pour ses opérations comme pour son offensive dans le nord du pays, le fer de lance de l’armée des Mullah – qui pourrait compter sur quelque 50 000 combattants – n’est pas formé par les «étudiants en théologie» mais par des étrangers regroupés dans la «légion étrangère du Jihad», selon un article du Jane’s Intelligence Review. Son effectif, précise le numéro d’août de ce mensuel, serait de 8 000 à 12 000 combattants, en majorité des Pakistanais (5 à 7 000), des ressortissants de pays arabes (au moins 2 000 venant des pays du Golfe, d’Égypte et d’Algérie) dont le nombre aurait considérablement augmenté au cours des derniers 18 mois. Les autres membres de la Légion étrangère pour la guerre sainte viendraient, selon Jane’s Intelligence, des pays d’Asie centrale (Ouzbeks, Ouighours, Kirghiz et Tadjiks) ainsi que du Caucase, notamment de Tchétchénie. Les seules informations disponibles sur l’armement en Afghanistan remontent à 1992, une lacune qui, selon les spécialistes, doit poser de sérieux problèmes aux planificateurs militaires américains préparant une opération. L’incertitude est d’autant plus grande que le Pakistan, selon toutes les informations, a livré du matériel et de l’équipement aux taliban au cours des dernières années. Des armes qui ont, au minimum, favorisé leur accession au pouvoir. Selon The military Balance, les factions afghanes réunies sous l’étiquette taliban disposeraient de blindés d’origine soviétique T-54/55/62 dont les plus «jeunes» ont une quarantaine d’années ainsi que d’artillerie tractée de 76 et de 100 mm. Ils ont également mis la main sur un nombre indéterminé de lance-roquettes multiples de 122 mm, dont les salves groupées sont terrifiantes bien qu’assez imprécises. En ce qui concerne l’aviation, les taliban posséderaient une vingtaine de Mig-21 et Su-22. Quant aux hélicoptères – la plate-forme de choix dans un pays comme l’Afghanistan n’est pas connue, constate The Military Balance –, ils seraient de fabrication soviétique (MI-8, Mi-17 et Mi-25). Enfin, les taliban disposent d’un nombre indéterminé de missiles sol-air.
L’armée afghane est une armée de gueux dont les éléments les plus combatifs et les mieux équipés sont les volontaires étrangers, avec, au premier rang, les partisans d’Oussama Ben Laden. «Il n’y a pas de forces armées au sens d’une armée d’État», relève, à propos de l’Afghanistan, The Military Balance, publication annuelle de The International Institute for Strategic Studies de Londres qui fait autorité dans ce domaine. Les taliban – les «étudiants» en arabe – ne sont pas constitués en unités régulières et il est impossible, relève The Military Balance, de savoir comment les différentes factions composant ce mouvement se sont partagées l’équipement dont ils se sont emparés en prenant le contrôle de Kaboul et de 85 à 90 % du territoire afghan. Et, pour ses opérations comme pour son offensive...