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Actualités - Chronologies

Les attentats vont peser lourd sur l’avenir de l’Administration Bush

Après seulement huit mois de pouvoir, George W. Bush se retrouve confronté à une crise sans précédent ayant plongé l’Amérique dans le deuil, la colère et la volonté de vengeance, et qui va peser lourd sur l’avenir de sa présidence. Soucieux de démontrer au pays et au reste du monde que, malgré l’ampleur des attaques terroristes, les institutions américaines restaient solides et qu’il restait fermement à la barre, M. Bush a repris publiquement la parole mardi matin depuis la Maison-Blanche. Il a affirmé ses deux préoccupations immédiates : une guerre désormais sans merci et sans relâche contre les responsables des attentats, et tout faire pour aider les victimes et leurs familles et les villes de New York et de Washington. Commençant à tirer les premières leçons de cette crise, l’ensemble de la classe politique et des médias estime qu’elle n’a pas simplement détruit le World Trade Center et sévèrement endommagé le Pentagone, mais qu’elle aura une influence notable dans les mois à venir sur la politique et l’économie du pays. M. Bush a qualifié les attaques «d’actes de guerre», visant «pas simplement notre peuple, mais tous les peuples du monde épris de liberté». M. Bush parlait à l’issue d’une nouvelle séance de travail avec les membres de son Conseil de sécurité national, la troisième en moins de vingt-quatre heures. «Nous avons affaire à un ennemi qui essaie de se cacher, mais il ne pourra pas se cacher pour toujours et il ne sera pas en sécurité pour toujours», a déclaré M. Bush, en promettant de rallier le monde et de déployer «patience et détermination nécessaires pour vaincre cet ennemi». Il a aussi annoncé son intention dans l’immédiat de tout faire pour apporter aides aux victimes, à leurs familles et aux populations de New York et de Washington. Le président a indiqué qu’il allait demander au Congrès, dont il a reçu les dirigeants en fin de matinée, des fonds d’urgence pour «répondre à la tragédie et protéger la sécurité nationale du pays». Face à la crise, les parlementaires du Congrès ont signalé leur intention de resserrer les rangs. Les démocrates devraient mettre, au moins dans l’immédiat, une sourdine à leurs critiques contre la politique économique et fiscale de M. Bush. Mais même l’Union sacrée au Congrès ne mettra pas le président à l’abri de nouveaux périls économiques, alors que la croissance est pratiquement arrêtée, et que les excédents budgétaires ont été réduits à presque rien à l’exception de ceux provenant des caisses de retraite, en principe intouchables. De nombreux analystes financiers, comme Sung Won Sohn, chef économiste de la banque Wells Fargo. estiment que la crise va renforcer les risques de récession. La Maison-Blanche a commencé à préparer le terrain à un recours éventuel à ces excédents. Ce qui vient de se passer représente la définition parfaite d’une «situation d’urgence sévère», a déclaré le porte-parole de la Maison-Blanche Ari Fleischer. M. Bush avait récemment indiqué que seules la guerre, la récession ou une crise sévère l’amènerait à puiser dans ses excédents. Experts et médias estiment aussi que ces attaques amèneront des changements dans la politique étrangère du pays et les grandes orientations de défense américaine. «La crise doit être l’occasion de procéder à un réexamen fondamental des activités de renseignement et de défense», a souligné hier l’éditorialiste du New York Times. «La terrible leçon du 11 septembre est que les mesures prises jusqu’ici contre le terrorisme n’étaient pas suffisantes», affirme de son côté l’éditorialiste du Washington Post.
Après seulement huit mois de pouvoir, George W. Bush se retrouve confronté à une crise sans précédent ayant plongé l’Amérique dans le deuil, la colère et la volonté de vengeance, et qui va peser lourd sur l’avenir de sa présidence. Soucieux de démontrer au pays et au reste du monde que, malgré l’ampleur des attaques terroristes, les institutions américaines restaient solides et qu’il restait fermement à la barre, M. Bush a repris publiquement la parole mardi matin depuis la Maison-Blanche. Il a affirmé ses deux préoccupations immédiates : une guerre désormais sans merci et sans relâche contre les responsables des attentats, et tout faire pour aider les victimes et leurs familles et les villes de New York et de Washington. Commençant à tirer les premières leçons de cette crise, l’ensemble de la classe...