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Actualités - Chronologies

MACÉDOINE - Le débat parlementaire reprend aujourd’hui, sous pression occidentale

Les débats parlementaires doivent reprendre aujourd’hui en Macédoine, sous pression des émissaires occidentaux qui ont appelé les dirigeants du pays à ne pas «retarder la paix» et à respecter le calendrier serré prévoyant en parallèle désarmement des rebelles et réformes politiques. Les députés sont convoqués pour ce matin à 11h00 (09h00 GMT), a annoncé dimanche soir le Parlement. Le chef de l’État, Boris Trajkovski, qui a multiplié les réunions avec les représentants de la communauté internationale samedi et dimanche, avait auparavant assuré au président du Parlement, Stojan Andov, que les conditions nécessaires à la reprise des débats allaient être rétablies. M. Andov avait suspendu samedi la session du Parlement, première étape de la réforme constitutionnelle prévue par l’accord de paix du 13 août, estimant que les conditions dans le pays «n’étaient pas remplies», et qu’en particulier la sécurité des citoyens n’était pas assurée. Il avait réclamé des «garanties» sur le retour dans leurs foyers des déplacés. Les représentants de l’Otan et les émissaires occidentaux, l’Européen François Léotard et l’Américain James Pardew, ont alors insisté auprès des responsables macédoniens pour que les débats reprennent, leur rappelant que leurs engagements liés à l’accord du 13 août n’étaient soumis à «aucune condition». L’Otan a également exclu une nouvelle fois une extension de son mandat en Macédoine, limité à la collecte des armes de l’Armée de libération nationale (UCK) et fixé à une durée d’un mois expirant le 26 septembre. «Cette mission ne sera pas étendue», a répété dimanche le porte-parole de l’Alliance à Skopje, le commandant Barry Johnson, alors que les représentants de l’Otan tentaient une nouvelle fois d’infléchir la position macédonienne pour une reprise rapide du débat parlementaire. Car les calendriers politique et militaire sont intimement liés. Le Parlement a imposé pour démarrer ses travaux qu’un nombre jugé suffisant d’armes – un tiers du total – ait déjà été collecté par l’Otan, et les rebelles n’ont accepté de désarmer que si les réformes politiques destinées à élargir les droits de la minorité albanaise de Macédoine avancent de manière significative. Une fois annoncé par l’Otan, le «succès» de la première phase de collecte, qui a démarré le 27 août, avec 1 200 armes récupérées en trois jours sur un objectif de 3 300, le Parlement avait donc amorcé ses travaux vendredi sur la réforme de la Constitution. Mais dès le lendemain, M. Andov annonçait la suspension de la session. De source occidentale, on soulignait dimanche que «de tels contretemps étaient prévisibles», le camp macédonien ayant plusieurs fois exprimé des récriminations envers les Occidentaux, accusés de faire le jeu des rebelles, en particulier à propos de l’objectif de 3 300 armes à collecter imposé par l’Alliance, mais très en deçà des évaluations gouvernementales. Après le vote du Parlement prévu mardi, l’Otan devrait engager la deuxième phase de la collecte. La révision de la Constitution doit être votée à une majorité des deux tiers, puis entérinée par deux nouveaux votes, l’un à la majorité simple et le second à la majorité des deux tiers, d’ici au 27 septembre, selon les termes de l’accord politique.
Les débats parlementaires doivent reprendre aujourd’hui en Macédoine, sous pression des émissaires occidentaux qui ont appelé les dirigeants du pays à ne pas «retarder la paix» et à respecter le calendrier serré prévoyant en parallèle désarmement des rebelles et réformes politiques. Les députés sont convoqués pour ce matin à 11h00 (09h00 GMT), a annoncé dimanche soir le Parlement. Le chef de l’État, Boris Trajkovski, qui a multiplié les réunions avec les représentants de la communauté internationale samedi et dimanche, avait auparavant assuré au président du Parlement, Stojan Andov, que les conditions nécessaires à la reprise des débats allaient être rétablies. M. Andov avait suspendu samedi la session du Parlement, première étape de la réforme constitutionnelle prévue par l’accord de paix du 13...