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Actualités - Opinions

OPINION - Le rafistolage continue -

Les gouvernements qui se sont succédé après Taëf ont sans cesse introduit des amendements aux lois concernant l’impôt sur le revenu, l’impôt sur les propriétés bâties et les droits de succession. L’essentiel de ces modifications a toujours porté sur les taux d’imposition. Le régime fiscal libanais a plus de quarante ans et n’a guère évolué. Cela est-il encore acceptable ? Les ministres de l’Économie et des Finances ont estimé que le secteur privé devrait prendre l’initiative de la modernisation des lois fiscales. Or les réformes structurelles du droit fiscal libanais et du code de commerce ne peuvent émaner que du pouvoir législatif qui s’appuie généralement sur des experts internationaux et nationaux. Leurs travaux peuvent, d’ailleurs, être financés par des organismes internationaux tels que la Banque mondiale, l’Union européenne ou les fonds arabes. Par ailleurs, le secteur privé libanais, qui est en proie à ses problèmes quotidiens, ne peut assumer une telle tâche. Certes, les réformes seules du code de commerce et du droit fiscal libanais n’encourageront pas directement les investisseurs et ne résoudront pas les problèmes de l’Administration publique libanaise. Mais, au moins, des réformes en la matière contribueront à créer un environnement favorable à l’investisseur et assainiront la relation entre l’Administration et le contribuable. Enfin, le coût de ces réformes sera en tout cas beaucoup moins élevé qu’un simple rafistolage d’une route «nationale». * Expert comptable, associé Mazars
Les gouvernements qui se sont succédé après Taëf ont sans cesse introduit des amendements aux lois concernant l’impôt sur le revenu, l’impôt sur les propriétés bâties et les droits de succession. L’essentiel de ces modifications a toujours porté sur les taux d’imposition. Le régime fiscal libanais a plus de quarante ans et n’a guère évolué. Cela est-il encore acceptable ? Les ministres de l’Économie et des Finances ont estimé que le secteur privé devrait prendre l’initiative de la modernisation des lois fiscales. Or les réformes structurelles du droit fiscal libanais et du code de commerce ne peuvent émaner que du pouvoir législatif qui s’appuie généralement sur des experts internationaux et nationaux. Leurs travaux peuvent, d’ailleurs, être financés par des organismes internationaux tels que la...