RFY - Pas de vote de défiance au gouvernement serbe, affirme Kostunica
le 25 août 2001 à 00h00
Le président yougoslave Vojislav Kostunica s’est prononcé contre un vote de défiance au gouvernement de Serbie, exigeant cependant un examen de la responsabilité du cabinet du Premier ministre serbe Zoran Djindjic. «Je ne suis pas pour un vote de défiance au gouvernement de Serbie, car cela entraînerait la convocation d’élections anticipées», a déclaré M. Kostunica, lançant une attaque en règle contre le gouvernement de Djindjic et son ministre de l’Intérieur en particulier, au cours d’une conférence de presse. D’ailleurs, a-t-il ajouté, «l’ordre logique des choses veut que nous adoptions d’abord une nouvelle Constitution, puis organisions des élections». M. Kostunica a déclaré avoir convoqué cette conférence pour «dissiper les malentendus» liés à la crise politique, qui a éclaté vendredi dernier après qu’il eut confirmé dans une adresse télévisée dramatique les accusations de laxisme face au crime organisé portées par son Parti démocratique de Serbie (DSS) contre le gouvernement Djindjic. «La responsabilité du gouvernement doit être établie pour la situation défavorable dans le pays, pour le haut degré de criminalisation de la société, pour les nombreux assassinats non élucidés, pour les enlèvements, la contrebande, le retard dans le processus de réformes et même l’absence totale de ces dernières dans certains domaines», a martelé M. Kostunica. Le gouvernement serbe doit répondre également, selon M. Kostunica, pour le «marasme» dans la législation, la justice, pour la chute du niveau de vie, pour le «sentiment d’insécurité que les citoyens éprouvent de plus en plus» et pour «la pénurie d’électricité qui s’annonce». Il a accusé également le gouvernement serbe d’avoir «violé» la Constitution en livrant l’ex-président yougoslave Slobodan Milosevic au Tribunal pénal international (TPI), qui l’a inculpé pour les crimes de guerre commis au Kosovo en 1999. La question de la responsabilité du gouvernement serbe comprend aussi celle du DSS «dans la mesure où il y participe», a ajouté M. Kostunica, qui avait annoncé vendredi dernier la décision de son parti de quitter le cabinet de Djindjic. «Tant que la responsabilité du gouvernement serbe ne sera pas tirée au claire, le DSS n’y reprendra pas sa place», a-t-il dit. M. Kostunica a ajouté que la responsabilité du gouvernement (serbe) peut être examinée par des commissions d’enquête parlementaires et par la DOS (la coalition au pouvoir dont Kostunica et Djindjic sont les deux hommes forts). La DOS devrait se réunir dans le courant de la semaine prochaine, selon certains de ses leaders.
Le président yougoslave Vojislav Kostunica s’est prononcé contre un vote de défiance au gouvernement de Serbie, exigeant cependant un examen de la responsabilité du cabinet du Premier ministre serbe Zoran Djindjic. «Je ne suis pas pour un vote de défiance au gouvernement de Serbie, car cela entraînerait la convocation d’élections anticipées», a déclaré M. Kostunica, lançant une attaque en règle contre le gouvernement de Djindjic et son ministre de l’Intérieur en particulier, au cours d’une conférence de presse. D’ailleurs, a-t-il ajouté, «l’ordre logique des choses veut que nous adoptions d’abord une nouvelle Constitution, puis organisions des élections». M. Kostunica a déclaré avoir convoqué cette conférence pour «dissiper les malentendus» liés à la crise politique, qui a éclaté vendredi...
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