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Actualités - Chronologies

Le ministre de l’Environnement contre la réouverture - du tunnel du Mont-Blanc

Le ministre Vert de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire, Yves Cochet, a déclaré hier qu’il ne voyait pas l’utilité de rouvrir le tunnel du Mont-Blanc à la circulation. Il a estimé que le référendum organisé dimanche par les communes de Chamonix, de Servoz et des Houches, qui s’est soldé par un non massif à la réouverture du tunnel aux poids lourds, était une «bonne initiative», malgré son caractère illégal. Cette consultation «a montré que (...) le problème des traversées alpines est posé et qu’il faut accélérer le fret par rail plutôt que par route», a-t-il déclaré. «Actuellement, les conditions de reprise de circulation des camions et des automobiles dans le tunnel du Mont-Blanc ne me semblent pas réunies – ni démocratiques, ni écologiques, ni même simplement pour la sécurité routière, a-t-il ajouté. Donc je ne vois pas l’utilité ou l’opportunité de rouvrir ce tunnel». Sur RTL, le député-maire Vert de Bègles, Noël Mamère, a pour sa part déploré que les pouvoirs publics français aient «toujours privilégié le lobby des transporteurs» routiers et que la France soit «en retard» en matière de ferroutage. Le ministre des Transports, Jean-Claude Gayssot, «qui est un ancien cheminot mais qui est, à mon avis, aujourd’hui, le meilleur ami des transporteurs, nous dit qu’il va multiplier par deux le transport des camions sur des trains», a-t-il déclaré. «Mais il oublie de nous dire que pendant la (dernière) décennie le transport des camions a été multiplié par dix. Donc, aujourd’hui, on est en face du mur, le mur est en train de nous tomber dessus et on n’a pas su prendre les dispositions nécessaires, a-t-il ajouté. Donc il va falloir trouver des solutions transitoires». La réouverture du tunnel du Mont-Blanc, fermé depuis un incendie qui a fait 39 morts le 24 mars 1999, est prévue avant la fin de l’année.
Le ministre Vert de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire, Yves Cochet, a déclaré hier qu’il ne voyait pas l’utilité de rouvrir le tunnel du Mont-Blanc à la circulation. Il a estimé que le référendum organisé dimanche par les communes de Chamonix, de Servoz et des Houches, qui s’est soldé par un non massif à la réouverture du tunnel aux poids lourds, était une «bonne initiative», malgré son caractère illégal. Cette consultation «a montré que (...) le problème des traversées alpines est posé et qu’il faut accélérer le fret par rail plutôt que par route», a-t-il déclaré. «Actuellement, les conditions de reprise de circulation des camions et des automobiles dans le tunnel du Mont-Blanc ne me semblent pas réunies – ni démocratiques, ni écologiques, ni même simplement pour la...