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Actualités - Conferences Internationales

Hommage à l’honneur au XIIIe Congrès international de spéléologie -

Au discours inaugural du XIIIe Congrès international de spéléologie, la présidente de l’UIS, Mme Julie James (Australienne) réclame une minute de silence en mémoire des disparus de la spéléologie mondiale et nommément à celui du premier secrétaire de l’UIS, le «grand» Albert Anavy. Rappelons les faits. Nous sommes en 1953. Albert Anavy alors professeur de physique et de chimie à l’I.C. de Beyrouth et membre actif du Spéléo-Club du Liban faisait découvrir, à l’occasion du 1er Congrès international de spéléologie à Paris, un Liban riche en cavernes et digne d’être représenté parmi les pays les plus riches en potentiel spéléologique. Dès lors, et régulièrement tous les quatre ans, les spéléologues libanais feront part de leurs découvertes scientifiques ou sportives à l’occasion de ces réunions internationales, portant haut le renom du Liban. En 1965, l’Union internationale de spéléologie naissait au congrès de Bratislava. Le secrétaire général nommé à l’unanimité était Albert Anavy, poste qu’il occupera de nombreuses années. Depuis lors, le Liban attira l’attention du monde spéléologique et il ne se passait point d’année sans que le Spéléo-Club du Liban ne reçoive une ou deux délégations étrangères venues découvrir ses beautés souterraines. Au mois d’avril 2001, à l’occasion du cinquantenaire de sa fondation, le S.C.Liban organisait, en collaboration avec les spéléos de Ouadi el-Arayech, le GERSL et l’ALES un symposium international (MES 2001) orienté exclusivement vers la recherche spéléologique du Proche et Moyen-Orient. Manifestation, rappelons-le, qui s’est déroulée au campus de l’USEK. Cette rencontre aurait été banale n’était la présence de délégations venues d’Égypte, de Syrie et d’Arabie Séoudite. Cette dernière devait créer la surprise puisqu’elle nous faisait découvrir une zone karstique en plein désert, comprenant de nombreuses cavernes décorées de concrétions diverses et dévoilant au sol le témoignage d’un passé insoupçonné tel ce sloughi (lévrier arabe) desséché mais en parfait état de conservation. L’impact de ce symposium parrainé par le Centre national de la recherche scientifique devait avoir un grand retentissement à Brasilia, au XIIIe Congrès international de spéléologie. À cette occasion, le secrétaire général, Pavel Bosak (Tchèque), déclare dès le début de son discours, que l’événement le plus important de ces quatre dernières années a été le symposium MES 2001. Il propose dès lors de décentraliser le secrétariat général et de créer des postes de secrétaires adjoints responsables consacrés au Proche et Moyen-Orient, à l’Afrique, l’Amérique du Sud et à l’Asie Orientale. Au vote secret, comprenant une liste de huit candidats de diverses nationalités, le poste de secrétaire adjoint pour le Proche et Moyen-Orient et pour l’Afrique a été dévolu à notre collègue du Spéleo-Club du Liban, Fadi Nader par 31 voix contre 28 pour le représentant de la République populaire de Chine. Mieux encore, le S.C.Liban a reçu le soutien de l’UIS l’autorisant à établir un centre de documentation international de spéléologie dont le siège serait basé à son local de Qannabit-Broumanna (Liban). Le comité de l’UIS a aussi accepté la proposition libanaise d’entreprendre la traduction de ses statuts en langue arabe destinés aux pays du Proche-Orient, soulignant qu’un vocabulaire des termes scientifiques karstiques et spéléologiques avaient déjà été traduits dans le n° 11 de la revue «Al Ouat’Ouate» – 1997-1998. Enfin un projet de recherche scientifique portant sur l’étude du paléo-climat et du paléo-sismique au Liban considéré comme grande zone de perturbation au Proche-Orient, ont été inscrits au calendrier de l’an prochain. Peut-on encore méconnaître la vitalité de l’initiative personnelle des spéléologues libanais non encore soutenue par l’État et qui font dans un secteur de plus en plus officiellement reconnu d’utilité publique, la renommée de leur pays à l’étranger ?
Au discours inaugural du XIIIe Congrès international de spéléologie, la présidente de l’UIS, Mme Julie James (Australienne) réclame une minute de silence en mémoire des disparus de la spéléologie mondiale et nommément à celui du premier secrétaire de l’UIS, le «grand» Albert Anavy. Rappelons les faits. Nous sommes en 1953. Albert Anavy alors professeur de physique et de chimie à l’I.C. de Beyrouth et membre actif du Spéléo-Club du Liban faisait découvrir, à l’occasion du 1er Congrès international de spéléologie à Paris, un Liban riche en cavernes et digne d’être représenté parmi les pays les plus riches en potentiel spéléologique. Dès lors, et régulièrement tous les quatre ans, les spéléologues libanais feront part de leurs découvertes scientifiques ou sportives à l’occasion de ces réunions...