Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Les films à la télé - Amour, amour, quand tu nous tiens

Un professeur de soixante ans et son élève de seize ans... Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, c’est de l’amour! Deux frères musiciens engagent une chanteuse dans leur orchestre: et c’est l’amour qui s’installe et perturbe l’affection que les deux frères se portent. Un maton amoureux de la prisonnière dont il a la responsabilité; cela aussi est possible dans un climat de violence et de sadisme. Un timide incurable devient un irrésistible séducteur grâce à un masque magique. Évidemment, cela n’arrive que dans les bandes dessinées. Quoi qu’il en soit, il vous reste un film à la limite de l’insupportable avec «G.I. Jane» et un spectacle familial avec «Roomates», pour boucler la semaine. G.I. Jane de Ridley Scott est un film qui fit couler beaucoup d’encre lors de sa sortie et qui valut à son interprète Demi Moore une volée de bois vert. Pourtant celle-ci n’avait pas hésité à se lancer avec frénésie dans cette aventure allant jusqu’à se raser le crâne... Ce qui est finalement bien peu de choses, au vu de ce qui lui arrive dans le film... À Washington, le sénateur Lillian DeHaven use de toute son influence politique pour améliorer la condition féminine au sein de l’armée américaine. Le ministère de la Défense est prêt à faire un geste, mais à une condition: qu’une femme parvienne à réussir les tests d’incorporation des SEALs, un corps d’élite dont l’entraînement est réputé pour être le plus difficile au monde. Libre de sélectionner la recrue, le sénateur porte son choix sur le lieutenant Jordan O’Neil, à la fois séduisante et athlétique. Cette dernière, qui attendait avec impatience une possibilité d’avancement, accepte de relever le défi... Adepte de la gymnastique intensive, Demi Moore, boule à zéro, sue sang et eau pour prouver qu’elle «en a» dans cette version féminisée du «film d’entraînement», dont la brutalité et le sadisme peuvent heurter les sensibilités. Diffusion lundi à 21h30 sur LBCI Certains acteurs rêvent de devenir metteurs en scène. D’autres, comme Lou Diamond Phillips, rêvent de lauriers de scénaristes. C’est lui qui a écrit le sujet de Ambition mais, hélas, l’ambition se limite au titre seulement... L’acteur – vous vous souvenez de La Bamba qui le révéla – a imaginé l’histoire d’un écrivain qui devient tellement obsédé par l’histoire qu’il écrit, celle d’un tueur, qu’il finit par s’identifier à lui... Il faut espérer que la tentative de Lou Diamond Phillips se limitera à ce seul essai... Scott D. Goldstein a signé la mise en scène (?) de ce film où le scénariste en herbe s’est réservé le rôle vedette... Diffusion lundi à minuit sur LBCI Alors qu’aujourd’hui le sexe domine toutes les histoires d’amour, il est réconfortant de constater que Circle of Two ne correspond pas du tout à la vogue actuelle. Il faut dire que le film fut réalisé dans les années 80 et qu’il porte la signature de Jules Dassin qui ne s’est jamais galvaudé dans des histoires douteuses. C’est avec beaucoup de pudeur qu’il traite la relation purement platonique entre un artiste de soixante ans et une jeune étudiante de 16 ans. Richard Burton, dans le rôle de l’artiste, et la jeune Tatum O’Neal forment un couple assez inattendu mais en lequel on peut identifier facilement, tant il sonne vrai. Diffusion lundi à minuit sur Future TV Il suffit de voir Michelle Pfeiffer chanter Making Whoopee sur un piano, dans une robe rouge fendue, pour se dire que The Fabulous Baker Boys mérite le détour, à part le fait que c’est la première fois que deux frères comédiens Jeff et Beau Bridges sont réunis dans un film. Les frères Jack et Frank Baker ont constitué jadis un duo de pianistes qui connut quelque succès. Mais les auditoires des Fabulous Baker Boys sont désormais clairsemés et les engagements aléatoires. Frank, le manager, décide d’engager une chanteuse: Susie Diamond, une ex-«escort girl». C’est le succès. Jack, qui est un vrai musicien, redevient créatif et, attiré par la belle et fantasque Susie, abandonne ses conquêtes faciles. En l’absence de Frank, il devient son amant. La tension, alimentée par les ambitions de la chanteuse, grandit entre les deux frères. Jack rompt avec Susie, qui quitte le groupe, puis il se querelle violemment avec son frère, gestionnaire pépère du duo. C’est la fin des Baker Boys. Quelques semaines plus tard, Jack rend visite à Frank, qui se prépare à une vie besogneuse de prof de piano. Les deux frères se réconcilient. Mais, pour Jack, seules comptent la musique et Susie, qu’il retrouvera peut-être un jour... Pour son premier film comme réalisateur, Steve Kloves a associé deux thèmes éprouvés: celui de l’amitié/affection entre deux hommes bouleversés par l’intrusion d’une tierce et féminine personne, et celui du «show» usé par la routine mais régénéré par un apport extérieur. L’histoire manque de nouveauté mais elle reste crédible: les personnages, bien servis par les interprètes, ne sont pas stéréotypés et Kloves décrit avec justesse les lieux de l’action – boîte minable, bars huppés... – et le climat nocturne des fins moroses d’après-spectacle. Mais les ressorts du film sont surtout psychologiques: l’affection et le conflit entre les deux frères, la relation Jack/Susie. Or, sur ce plan, on reste dans le domaine du conventionnel. Et les moments de crise et de passion, loin d’être les temps forts du film, sont ceux où la sentimentalité l’envahit... Diffusion jeudi à minuit sur Future TV L’univers carcéral est décrit avec réalisme dans Condition Red de Mika Kaurimaski. Réalisme, mais aussi sexe et violence puisque les deux protagonistes de cette dramatique histoire sont un gardien de prison, mentalement dérangé, et une prisonnière, chanteuse de son métier, qui a été emprisonnée pour avoir protégé son petit ami. Les relations sexuelles entre ces deux personnages (incarnés par James Russo et Cynda Williams) font la part belle au masochisme. Le spectacle n’est pas de tout repos! Diffusion vendredi à minuit sur LBCI Encore une histoire vraie: ce sont les souvenirs personnels du scénariste Max Apple qui forment la base du film de Peter Yates Roomates. À la mort de ses parents, Michael, 5 ans, est adopté par son grand-père, Rocky, qui, malgré ses soixante-quinze printemps, se porte comme un charme et continue d’exercer sa profession de boulanger. Un peu bourru, quelque peu râleur, Rocky est un personnage attachant et, pour Michael, un complice de tous les instants. Vingt ans plus tard, Michael, devenu médecin, rencontre Beth, une assistante sociale, qu’il épouse malgré l’apparente antipathie que Rocky manifeste envers elle. Le voir sous le vieil imperméable de Columbo ne doit pas faire oublier les autres talents de Peter Falk. À preuve, cette récente et inédite peinture de mœurs qui lui offre le rôle d’un grand-père bougon mais adorable. Diffusion vendredi à 21h30 sur Future TV Un véritable délire visuel: ainsi se présente The Mask de Charles Russell. Employé de banque, Stanley Ipkiss, garçon timide et serviable, n’a pas de succès auprès les filles. Au grand dam de son collègue Charlie, qui voudrait bien l’emmener dans ses virées nocturnes pour le dégourdir un peu. Ce matin-là, alors que Charlie cherche une fois encore à le convaincre de l’accompagner au Coco Bongo Club, une ravissante jeune femme, Tina Carlyle, pénètre dans l’établissement et se dirige d’emblée vers le bureau de Stanley, avec l’intention d’ouvrir un compte. Ce dernier tombe immédiatement sous le charme de la belle inconnue, sans se douter qu’elle a dans son sac une petite caméra destinée à enregistrer les activités de ce temple de l’argent pour le compte de Dorian Tyrel, le patron du club où elle travaille. La découverte d’un masque magique, d’origine scandinave, va bouleverser l’existence de ce brave garçon, passionné de dessins animés, et le délivre de ses frustrations en l’entraînant dans une délirante aventure. On oubliera la naïveté, le manichéisme, voire l’ambiguïté de cette transposition d’une BD peu connue, conçue en hommage à Tex Avery. Pour retenir l’essentiel. C’est-à-dire l’extraordinaire tour de force physique de Jim Carrey dans un rôle survolté, à la limite de la schizophrénie, les éblouissants et drolatiques effets spéciaux ainsi que la sensualité de Cameron Diaz qui débutait alors à l’écran. Diffusion dimanche à 21h30 sur MTV
Un professeur de soixante ans et son élève de seize ans... Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, c’est de l’amour! Deux frères musiciens engagent une chanteuse dans leur orchestre: et c’est l’amour qui s’installe et perturbe l’affection que les deux frères se portent. Un maton amoureux de la prisonnière dont il a la responsabilité; cela aussi est possible dans un climat de violence et de sadisme. Un timide incurable devient un irrésistible séducteur grâce à un masque magique. Évidemment, cela n’arrive que dans les bandes dessinées. Quoi qu’il en soit, il vous reste un film à la limite de l’insupportable avec «G.I. Jane» et un spectacle familial avec «Roomates», pour boucler la semaine. G.I. Jane de Ridley Scott est un film qui fit couler beaucoup d’encre lors de sa sortie et qui valut à...