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Actualités - Chronologies

Les bonnes nouvelles sur l’inflation laissent de la marge à la Fed

L’inflation aux États-Unis reste contenue, laissant de la marge de manœuvre à la Banque fédérale de Réserve (Fed) pour baisser ses taux et relancer l’économie, ont estimé des analystes jeudi. L’indice des prix à la consommation aux États-Unis a baissé de 0,3 % en juillet par rapport au mois précédent. L’indice de base (hors alimentation et énergie) a progressé de 0,2 %, a annoncé jeudi le département du Travail. Ce recul des prix est un peu plus fort que les prévisions des économistes qui s’attendaient à un recul de seulement 0,1 %. En revanche, pour l’indice de base, qui est considéré comme une mesure plus fiable de la tendance à long terme, ces économistes ne s’attendaient qu’à une progression de 0,1 %. À moins d’une semaine de la réunion du Comité monétaire de la Banque fédérale de Réserve (Fed) américaine le 21 août, ce recul des prix laisse prévoir une baisse des taux allant peut-être jusqu’à 50 points de base. «Une baisse de 50 points reste la plus probable car l’économie reste faible», souligne l’économiste indépendant Joel Naroff. «Mais avec les effets des réductions d’impôts, des précédentes baisses de taux et des restructurations des entreprises, la prudence restera sans doute de mise lors des discussions de la Fed le 21 août», ajoute-t-il. La Fed a déjà baissé ses taux à six reprises depuis le début de l’année, ramenant son taux interbancaire au jour le jour, son principal instrument de politique monétaire, de 6,50 % à 3,75 %. Son but est de relancer l’économie américaine, anémique depuis la fin 2000. D’autres statistiques publiées jeudi ont montré des signes d’espoir. Les mises en chantier de logements ont progressé de 2,8 % en juillet par rapport au mois précédent alors que les analystes tablaient sur un recul de 1,8 %. Il s’agit du chiffre le plus élevé de mises en chantier depuis février 2000. Les nouvelles demandes hebdomadaires d’allocations chômage ont également diminué de 8 000 à 380 000 au cours de la semaine close le 10 août alors que les analystes tablaient sur une hausse de 10 000 de ces demandes. Mercredi, d’autres chiffres ont montré que les ventes de détail étaient restées inchangées en juillet alors que les prévisions étaient d’un recul de 0,2 %. Si la Fed pourrait se montrer le 21 août plus agressive qu’attendu, elle pourrait aussi en rester là. «Certains membres de la Fed mettent en avant le fait que si l’indice de base ne descend pas plus bas avec une croissance du Produit intérieur brut (PIB) proche de zéro, on peut se demander ce qu’il arrivera lorsque la croissance réelle atteindra de nouveau 3 % à 4 %», souligne David Orr, économiste de la banque First Union. D’autres facteurs peuvent également inciter à la prudence comme la baisse du dollar et du coût de l’énergie. «Certains des éléments qui ont aidé à juguler l’inflation comme la force du dollar et la baisse des prix de l’énergie ne vont peut-être pas perdurer», indique Joel Naroff. «Je ne dis pas que nous allons avoir une accélération de l’inflation, mais je pense que l’on ne peut pas dire que l’inflation n’existe pas», ajoute-t-il. Un point de vue que ne partage pas Gerald Cohen de la banque d’affaires Merrill Lynch. «L’inflation est un non-problème et l’économie semble avoir touché le fond», affirme-t-il. Mais il plaide, paradoxalement, pour un relâchement de seulement 25 points de base mardi prochain et n’est pas sûr que d’autres baisses suivront. «Cela dépendra des signes de reprise de l’économie et les perspectives de baisses supplémentaires sont pour l’instant de 50/50», estime-t-il.
L’inflation aux États-Unis reste contenue, laissant de la marge de manœuvre à la Banque fédérale de Réserve (Fed) pour baisser ses taux et relancer l’économie, ont estimé des analystes jeudi. L’indice des prix à la consommation aux États-Unis a baissé de 0,3 % en juillet par rapport au mois précédent. L’indice de base (hors alimentation et énergie) a progressé de 0,2 %, a annoncé jeudi le département du Travail. Ce recul des prix est un peu plus fort que les prévisions des économistes qui s’attendaient à un recul de seulement 0,1 %. En revanche, pour l’indice de base, qui est considéré comme une mesure plus fiable de la tendance à long terme, ces économistes ne s’attendaient qu’à une progression de 0,1 %. À moins d’une semaine de la réunion du Comité monétaire de la Banque fédérale de...