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Actualités - Chronologies

L’AKSH, une organisation nébuleuse qui lutte pour une Grande Albanie

L’Armée nationale albanaise (AKSH), qui a dénoncé l’accord de paix censé mettre un terme à sept mois d’affrontements entre la guérilla albanaise de l’UCK et les forces macédoniennes, est une organisation nébuleuse qui affirme mener une guerre pour créer une Grande Albanie. Selon des analystes étrangers à Skopje, il s’agirait d’un petit groupe de nationalistes albanais sans un réel pouvoir militaire. Personne n’a toutefois été en mesure d’identifier les dirigeants de l’AKSH qui ne se sont jamais, jusqu’à présent, montrés en public. «Les Albanais ont le droit de vivre ensemble dans leur espace historique, géographique et ethnique. L’AKSH sera le guide de la guerre pour la liberté nationale», a indiqué cette organisation mardi dans un communiqué. Dans le même communiqué, l’AKSH affirmait que son «état-major a décidé unanimement, au cours d’une réunion mardi à Skopje, de rappeler publiquement qu’elle ne reconnaît pas l’accord d’Ohrid, signé à Skopje par certains représentants albanais et slaves de Macédoine». L’AKSH s’en était déjà prise la semaine dernière au chef politique de la guérilla albanaise de l’UCK, Ali Ahmeti, indiquant lui avoir ordonné de «démissionner d’urgence». L’UCK a reconnu l’accord de paix qui octroie davantage de droits à la minorité albanaise (un quart des deux millions d’habitants) en échange du maintien d’un État macédonien unitaire. Elle a signé mardi avec l’Otan un autre accord portant sur son désarmement volontaire lors d’une opération supervisée par l’Alliance. Début août, l’AKSH avait revendiqué le meurtre de deux policiers serbes dans le sud de la Serbie, une région peuplée majoritairement d’Albanais. Cette revendication était intervenue après la dissolution fin mai, sous les auspices de l’Otan, d’une autre guérilla albanaise se faisant appeler UCPMB et qui avait combattu pendant plus d’un an les forces serbes. Quelques jours après, l’AKSH revendiquait deux attaques meurtrières qui avaient fait 18 morts dans les rangs des forces macédoniennes. Toutefois, selon l’analyste pour les Balkans, Tim Ripley, de la publication britannique Jane’s Defence, l’AKSH a fait son apparition courant 2000 en revendiquant des enlèvements et des meurtres des membres des forces de l’ordre en Macédoine. «Elle s’est tue pendant un certain temps. Puis l’UCK a fait son apparition en janvier 2001 et ensuite l’AKSH a refait surface» quelques mois après, a expliqué M. Ripley. Cependant, selon lui, «l’AKSH est une organisation nébuleuse et il y a très peu de preuves quant à sa force réelle sur le terrain». Il s’agit plutôt, a-t-il estimé, d’un «mégaphone politique pour des groupes albanais basés à l’extérieur de la Macédoine». La Macédoine est frontalière au nord-ouest et à l’ouest avec l’Albanie, au nord avec la province serbe du Kosovo, majoritairement peuplée d’Albanais ainsi qu’avec la région serbe de Presevo, également peuplée en majorité d’Albanais. «Maintenant ils (les Albanais) doivent combattre pour leur réunification avec les autres parties de la patrie, qui a été divisée il y a 100 ans par les ancêtres des politiciens européens (...) qui aujourd’hui légalisent les injustices dans les Balkans», écrivait mardi l’AKSH dans son communiqué. Son pouvoir de nuisance sur l’unité de l’UCK, alors que l’Otan s’apprête à envoyer 3 500 soldats en Macédoine pour collecter ses armes, a été mis en doute par une autre source internationale qui a souligné que «jusqu’à présent l’état-major et les troupes de l’UCK ont fait preuve d’une grande discipline et de cohérence».
L’Armée nationale albanaise (AKSH), qui a dénoncé l’accord de paix censé mettre un terme à sept mois d’affrontements entre la guérilla albanaise de l’UCK et les forces macédoniennes, est une organisation nébuleuse qui affirme mener une guerre pour créer une Grande Albanie. Selon des analystes étrangers à Skopje, il s’agirait d’un petit groupe de nationalistes albanais sans un réel pouvoir militaire. Personne n’a toutefois été en mesure d’identifier les dirigeants de l’AKSH qui ne se sont jamais, jusqu’à présent, montrés en public. «Les Albanais ont le droit de vivre ensemble dans leur espace historique, géographique et ethnique. L’AKSH sera le guide de la guerre pour la liberté nationale», a indiqué cette organisation mardi dans un communiqué. Dans le même communiqué, l’AKSH affirmait que...