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Actualités - Chronologies

N. Lahoud : On demande au Parlement de s’asséner une gifle retentissante

«Nous avons vu, au cours de la semaine qui s’est écoulée, deux images contradictoires dans notre vie politique et nationale, à moins de trois jours d’intervalle», a estimé le député Nassib Lahoud. «La première est une scène d’ouverture et de modération par le biais de la réconciliation, de la rencontre, de l’unité et de la reconstruction. Une scène qui rend fier. La seconde est une scène de répression et d’hégémonie par le biais du travail de sape de la démocratie, de la réduction des libertés et de l’irrespect des droits de l’homme. Une scène inquiétante», a-t-il affirmé. «La rencontre populaire sincère et le discours politique mature durant la visite du patriarche Sfeir au Chouf est facteur de stabilité», a poursuivi M. Lahoud. Il a estimé que les propos tenus lors de cette visite «mettent en exergue une prise de conscience des expériences du passé douloureux, une détermination rationnelle, calme et pacifique pour la réalisation de l’unité, de la souveraineté et de l’indépendance et une attention totale aux dangers des axes partiels sous toutes leurs formes et de la politique ennemie d’Israël». «Ce que l’on a vu à Beyrouth et devant les portes du Palais de justice comme agressions et autres attaques honteuses perpétrées par des éléments des services de renseignements en civil, lesquels se sont rués sur des jeunes sans défense pour les rouer de coups de poing et de pied devant les forces de sécurité intérieure impassibles… Voilà une scène que nous refusons et que nous n’accepterons jamais au Liban. Tout cela ne peut être justifié par une vidéocassette enregistrée et diffusée sur les chaînes de télévision et qui, du point de vue légal, aurait dû être discutée entre autorités judiciaires concernées», a souligné M. Lahoud. «Sans compter les menaces adressées aux médias, les atteintes portées aux libertés publiques, le cavalier seul des SR et les empiètements sur le Conseil des ministres», a-t-il poursuivi. «Ce que nous avons vu porte atteinte à la liberté, à la démocratie et aux droits de l’homme, qui sont les piliers essentiels sans lesquels le Liban ne saurait exister et sans lesquels il n’existe aucune stabilité véritable, aucun développement, ni aucune issue à la crise socio-économique», a-t-il ajouté. «Ce qu’il y a de dangereux dans la deuxième scène, c’est l’hégémonie des services face au Conseil des ministres, qui hésite à assumer ses responsabilités et à prendre une position tranchante sur ce dossier pour mettre un terme à ces agissements par la force de la Constitution», a par ailleurs estimé M. Lahoud, en regrettant que cela advienne «en dépit des positions honorables de certains ministres». «Messieurs les députés, l’étouffement de la démocratie se poursuit aujourd’hui. Il va être demandé au Parlement, l’institution mère du système démocratique, de s’asséner à soi-même une gifle retentissante en acceptant d’amender une loi qu’il a déjà voté deux fois, la dernière recueillant la majorité il y a deux semaines», a indiqué le député du Metn. «Et de quelle loi s’agit-il ? De celle qui vise à protéger les citoyens de l’arbitraire du pouvoir et de son utilisation à des fins néfastes. Une loi dont nous avons aujourd’hui grand besoin au Liban», a-t-il poursuivi. «M. le Premier ministre, la crédibilité de notre Parlement est aujourd’hui mise à l’épreuve, et avec elle l’avenir de la légalité et de la démocratie. Que reste-il de la légalité lorsque la crédibilité est perdue ?», a-t-il conclu.
«Nous avons vu, au cours de la semaine qui s’est écoulée, deux images contradictoires dans notre vie politique et nationale, à moins de trois jours d’intervalle», a estimé le député Nassib Lahoud. «La première est une scène d’ouverture et de modération par le biais de la réconciliation, de la rencontre, de l’unité et de la reconstruction. Une scène qui rend fier. La seconde est une scène de répression et d’hégémonie par le biais du travail de sape de la démocratie, de la réduction des libertés et de l’irrespect des droits de l’homme. Une scène inquiétante», a-t-il affirmé. «La rencontre populaire sincère et le discours politique mature durant la visite du patriarche Sfeir au Chouf est facteur de stabilité», a poursuivi M. Lahoud. Il a estimé que les propos tenus lors de cette visite «mettent...