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Actualités - Chronologies

Les familles des victimes célèbrent la mémoire des marins du Koursk

Quelque 300 proches des 118 marins russes disparus, il y a un an, dans la tragédie du sous-marin Koursk ont célébré dimanche leur mémoire à Vidaïevo (nord), le port d’attache du navire qui a sombré dans des circonstances encore non établies. Les familles se sont réunies sous une pluie fine et un ciel gris, qui s’est dissipé quand elles se sont rendues à l’endroit où sera dressé un monument aux marins disparus. Au son d’une fanfare funèbre et des roulements de tambour, l’assistance a observé une minute de silence avant d’assister au dépôt de gerbes et couronnes par une garde d’honneur. Ensuite, les familles se sont rassemblées sur le quai numéro 8, que le sous-marin nucléaire avait quitté pour ce qui se révéla sa dernière mission. Les navires de la Flotte du nord ont fait sonner leurs trompes pour saluer la mémoire des hommes du Koursk, qui gît toujours par 108 mètres de profondeur dans la mer de Barents (nord), toute proche. Ceux de la Flotte de la Baltique ont mis leurs drapeaux en berne, selon Itar-Tass. Le commandant de la flotte russe, l’amiral Vladimir Kouroïedov, a promis aux familles des victimes que toute la lumière serait faite sur les raisons du drame. «Autrement nous ne pourrons pas comprendre l’état dans lequel se trouve la flotte russe», a-t-il déclaré. «Rien n’est plus important que l’établissement de la vérité complète, s’arrêter à mi-course reviendrait à revenir dans les années 80», a indiqué l’amiral en référence à la culture du secret qui caractérisait la période soviétique. La presse russe a accusé l’an dernier les autorités de n’avoir livré que des demi-vérités tardives après que le Koursk eut sombré lors d’un exercice naval, après deux explosions. La deuxième a été attribuée à l’explosion du stock de torpilles qui scella le sort du sous-marin. Les causes de la première onde de choc enregistrée n’ont toujours pas été établies par les autorités, qui ont évoqué aussi bien une collision avec un bâtiment étranger que l’explosion accidentelle d’une torpille à bord du Koursk. À Saint-Pétersbourg (nord-ouest), 150 personnes ont assisté à une brève cérémonie au cimetière Serafimovski, où reposent les restes de deux marins qui, avec dix autres corps, avaient été récupérés en novembre dernier. «Je ne sais pas qui est responsable» de cette tragédie, a indiqué la mère de l’un des deux hommes, Irina Kolesnikova. Son fils, Dimitri, qui avait survécu quelques heures au naufrage, avait relaté ses derniers moments sur une feuille de papier, écrite dans un compartiment aveugle, envahi par l’eau et la pression montante. À Vidaïevo, les familles se sont rendues dans le bâtiment de la caserne ayant abrité les hommes du Koursk, transformé depuis en musée. Chaque lit portait une photo de son occupant disparu. «Pourquoi sont-ils morts ? Personne ne nous l’a dit, ils le savent mais ne veulent pas dire la vérité», a confié Nadiejda Lechanskaïa, mère d’un jeune sous-officier, Oleg. Les autorités avaient décidé de ne pas transporter les proches des marins sur les lieux du drame, contrairement à l’an dernier. Elles voulaient éviter de raviver la douleur des familles et de déranger les opérations de renflouement du Koursk. Des équipes de plongeurs travaillent actuellement au détachement du compartiment avant, le plus endommagé, avant qu’une barge spéciale remonte le sous-marin le long de câbles fixés à sa coque, à la mi-septembre. Les responsables russes affirment que cette opération a été décidée par crainte que la coque ne se brise au cours du renflouement proprement dit. Des experts ont cependant avancé que l’état-major souhaite en fait garder le secret sur la technologie des armes, 18 torpilles et 24 missiles de croisière, que renferme ce compartiment. L’opération de renflouement du Koursk a été décidée l’an dernier par le président russe Vladimir Poutine, sous la pression de l’opinion publique. «Nous attendons septembre, et nous reviendrons», a affirmé Mme Lechanskaïa.
Quelque 300 proches des 118 marins russes disparus, il y a un an, dans la tragédie du sous-marin Koursk ont célébré dimanche leur mémoire à Vidaïevo (nord), le port d’attache du navire qui a sombré dans des circonstances encore non établies. Les familles se sont réunies sous une pluie fine et un ciel gris, qui s’est dissipé quand elles se sont rendues à l’endroit où sera dressé un monument aux marins disparus. Au son d’une fanfare funèbre et des roulements de tambour, l’assistance a observé une minute de silence avant d’assister au dépôt de gerbes et couronnes par une garde d’honneur. Ensuite, les familles se sont rassemblées sur le quai numéro 8, que le sous-marin nucléaire avait quitté pour ce qui se révéla sa dernière mission. Les navires de la Flotte du nord ont fait sonner leurs trompes pour...